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| Titre : | Désespoir d'Achille (extrait de la "Mort de Patrocle") | ||||||||
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | René Fauchois | ||||||||
| Interprète(s) : | René Fauchois | ||||||||
| Genre : | Diction : poème | ||||||||
| Fichier audio : | |||||||||
| Photo(s) : | |||||||||
| Support d'enregistrement : | Disque | ||||||||
| Format : | 30 cm aiguille (enregistrement acoustique) | ||||||||
| Marque de fabrique, label : | Pathé | ||||||||
| Numéro de catalogue : | X9077 | ||||||||
| Numéro de matrice : | N201682 A-1-R | ||||||||
| Date de l'enregistrement : | 1929-04-xx | ||||||||
| Instruments : | Déclamation, diction, monologue | ||||||||
| Vitesse (tours/minute) : | 78 | ||||||||
| Matériel employé au transfert : | Stanton 150, pointe 3,0ET sur Shure, Elberg MD12 : courbe flat, Cedar duo declickle, dehiss | ||||||||
| Date du transfert : | 28-02-2024 | ||||||||
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. Gravée d'avril à juin 1929 et publiée par Pathé au printemps 1930, cette "Anthologie des poètes français contemporains dits par eux mêmes" rassemble sur 24 faces de disques les voix de Lucie Delarue-Mardrus, Maurice Donnay, René Fauchois, Paul Fort, Franc-Nohain, Paul Géraldy, Rosemonde Gérard, Pierre de Nolhac, François Porché, André Rivoire, Maurice Rostand et Miguel Zamacoïs récitant des fragments de leurs oeuvres. Un article publié en français dans The French Review, Vol. 4, No. 6 (May, 1931), pp. 461-466 offre une présentation de ces disques et propose un état des lieux de la diction du vers français et la déclamation en France, en considérant cet art comme étant alors dans une période de transition. Collection David Schmutz. | ||||||||
| Texte du contenu : | La mort de Patrocle ; désespoir d'Achille
Ami, tu n'auras donc que mes pleurs. Tes rois vils Que tu sauvas tantôt des suprêmes périls Ont oublié déjà ta défense hardie Sans toi, leur camp pillé croulait dans l'incendie Race ingrate ! Ô chef, ils ne t'ont pas connu Ta douceur leur cachait ton grand cœur ingénu Leurs angoisses brûlaient ton âme et pour leurs peines Tu pleurais en volant vers les nefs achéennes Que n'ai-je refréné ton ardeur, malheureux Que ne vis-tu pour moi, toi qui mourus pour eux Cher Patrocle, c'est toi dont l'âme encor vivante M'a poussé sous les murs de Troie et je me vante De n'avoir obéi qu'à tes ordres guerriers C'est pour toi cette nuit que chantent les lauriers Je fus ton bras, Hector est tombé sous ma lance Mais ta gloire emplit l'ombre et peuple le silence Ton cœur pour ta vengeance a battu dans mon cœur Et c'est toi, mort chéri, c'est toi le seul vainqueur Tu n'es pas mort, il n'est pas vrai que je te pleure Je rêvais et je vais te revoir tout à l'heure J'aurai trop bu sans doute et trop dormi. Comment Ai-je pu m'infliger un si cruel tourment ? Hélas ! le sang d'Hector tache mes doigts. Nul songe N'égalerait l'horreur qui m'assaille et me ronge Alors il est donc sûr, compagnon que j'aimais Que tu ne vivras plus qu'en moi seul désormais Lorsque fidèlement les vivants se souviennent On dit que quelquefois les morts aimés reviennent Ulysse le prétend du moins, mais pour les voir Un grand amour a-t-il un assez grand pouvoir ? Il faut tracer, je crois, des signes sur la terre Proférer certains mots secrets. Par quel mystère La cendre qui repose enfin sous son tombeau Pourrait-elle être encore un guerrier jeune et beau Répondre aux questions, lever les mains, sourire Comme Patrocle ? Ô dieux ! si les mots qu'il faut dire Si les signes qu'il faut tracer je les savais J'essaierais d'évoquer l'ami sûr que j'avais Mais les larmes ont bien aussi quelque puissance Paye-moi mes douleurs par ta chère présence Quel prestige serait plus fort que l'amitié ? Apparais-moi, Patrocle, entends-moi, prends pitié D'Achille qui t'implore et qui t'aime. Sans doute Je t'ai vengé déjà mais pas assez. Écoute Ma prière et demain, oh ! tu verras, demain Pour te venger encor, ce que fera ma main Si tu ne peux venir sous ta forme vivante Fais que je ne sois pas glacé par l'épouvante Que je puisse t'entendre et te voir sans effroi Et si tu peux sourire encore, souris-moi |
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