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| Titre : | Discours enregistré à la clinique de Saint Symphorien, le 3 novembre pour sa diffusion au banquet "Aspects de la France" du 16 Nov. 1952 |
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | Charles Maurras |
| Interprète(s) : | Charles Maurras |
| Fichier audio : | |
| Photo(s) : | |
| Support d'enregistrement : | Disque |
| Format : | 30 cm aiguille (enregistrement électrique) |
| Lieu d'enregistrement : | Paris, France |
| Marque de fabrique, label : | Témoignages |
| Numéro de double-face : | TEX1 |
| Numéro de catalogue : | 2T1 |
| Numéro de matrice : | 2T-1-21 |
| Inscriptions complémentaires : | M6-140277 - 2LA6447-2 [biffé] |
| Date de l'enregistrement : | 1952-11-03 |
| Vitesse (tours/minute) : | 78 |
| Matériel employé au transfert : | Stanton 150, pointe 2,2CT sur Shure, Elberg MD12 : courbe Westrex, Cedar duo declickle |
| Date du transfert : | 05-10-2024 |
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. Antisémite, royaliste, anti franc-maçonnerie, etc. Charles Maurras mourut quelques jours après, le 16 novembre 1952. |
| Texte du contenu : | Charles Maurras : discours enregistré à la clinique de Saint Symphorien, le 3 novembre pour sa diffusion au banquet "Aspects de la France" du 16 Nov. 1952
Mesdames, messieurs, mes chers amis, ma liberté physique sera toujours très peu de chose tant que je serai réduit à vivre séparé de vous, tant que je serai éloigné de nos bureaux de rédaction, de leurs visiteuses et de leurs visiteurs. Nos conversations rapportent un continuel échange d'idées, d'un ample accord de nos esprits, de l'union de nos volontés. Je me sentirai toujours prisonnier aussi longtemps que mes narines ne respireront pas la bonne odeur d'encre et de papier frais dont j'ose comparer les âcres douceurs aux puissants aromates des collines de ma Provence. Alors et alors seulement .....?..... dehors qu'on goudronne (?) rue Caumartin, chaussée d'Antin et plus anciennement rue du Bac, rue Bonaparte, rue d'Aboukir, je retrouverai les éléments d'existence pour laquelle je suis fait. Je pourrai prendre enfin part à nos congrès, ces merveilleux congrès, rendez-vous du courage civique et de l'intelligence politique ...?... depuis plusieurs années et qui n'ont cessé de marquer les étapes du réveil national. Chers amis, vous n'avez pas voulu que ma voix fût absente de cette réunion. Vous l'avez appelée, la voici. Cette voix presque désincarnée vous attestera la présence de nos chers morts depuis Léon Daudet, Jacques Bainville, Lucien Moreau, André Vaugeois, Montesquiou, Boisfleury, l'amiral Schwerer, Marie de Roux, Paul Rohain, Delest et tant d'autres que je ne puis citer et que je n'oublie pas jusqu'au commandant Dromard et au colonel de Lassus dont nous portons encore le deuil. Ces héros, ces martyrs, sont nos garants et nos répondants à l'autel de la France, de la France éternelle. Je viens témoigner avec eux combien l'hebdomadaire "Aspects de la France" s'est rendu digne de l'Action Française, a repris ses armes brillantes, ranimé ses idées, renouvelé ses campagnes, ses conquêtes sous la direction de Georges Calzant avec le concours de Boutang et de Nimier, jeunes équipes enflammées de la haine du ..?.. anti-français dans un amour de l'ordre, de l'esprit et de la patrie. Puisse l'hebdomadaire devenir au plus tôt quotidien, puisse l'ennemi intérieur si souvent arrêté, énergiquement fustigé, crouler enfin sous ses assauts de plus en plus clairement motivés par ses hontes, ses malfaçons et ses scélératesses. Mais ceci ouvre un chapitre nouveau qu'il serait long et compliqué de diffuser par la même voix des ondes. Les quelques réflexions qui me restent à vous communiquer vont être écrites à l'instant et l'on aura la bonté de vous les lire en mon nom. |
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