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| Titre : | Bâtard, monologue |
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | Alphonse Gramet ; Félix Lebrun |
| Interprète(s) : | Anonyme(s) ou interprète(s) non identifié(s) |
| Genre : | Mononlogue comique |
| Fichier audio : | |
| Support d'enregistrement : | Cylindre |
| Format : | Standard (enregistrement acoustique) |
| Lieu d'enregistrement : | Paris, France |
| Marque de fabrique, label : | Pathé |
| Numéro de catalogue : | 2785 |
| Date de l'enregistrement : | 1898-1899 |
| Instruments : | Déclamation, diction, monologue |
| État : | Exc++ |
| Vitesse (tours/minute) : | 122 |
| Matériel employé au transfert : | Archéophone, pointe Pathé sur Ortofon, Elberg MD12 : courbe flat, passe-bas 8 kHz, Cedar X declick, decrackle |
| Date du transfert : | 07-11-2014 |
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. |
| Texte du contenu : | Bâtard
Création : Bressol (1895 à Bataclan) - reprises : Chamilley, Darnaud, Max Morel Paroles : Alphonse Gramet, Félix Lebrun - Éditeur : Albert Grimaldi, 43, Boulevard de Strasbourg - Paris 1895 Tout moutard, j’étais des plus rosses : En classe, pour un oui, pour un non Chaque soir, avec les autres gosses Je m’flanquais un coup d’torchon ! Un mot qu’on m’jetait à la face Sans l’comprendre, me rendait blafard Tous les gamins, sortis d’la classe Me fuyaient en m’app’lant bâtard ! Je m’creusais en vain la caf’tière J’voulais savoir ! Las d’chercher Un jour, j’interrogeai ma mère La pauvre femme se mit à pleurer !... Mère, lui dis-je, en l’embrassant Ne pleure plus !... Est-ce que par hasard J’ai fait mal, en te demandant C’que voulait dire ce mot : Bâtard ? J’ai grandi, compris ; pauvre mère Elle craignait sans doute que son gars N’la rendît responsable, sur terre D’l’injure qu’on lui jette à chaque pas ? De quoi donc lui ferais-je un crime ? Qu’mon père se nomme Pierre ou Bernard C’est lui l’coupable, ma mère j’l’estime C’est pas sa faute si j’suis bâtard À vingt ans, quand sonna la guerre Pour le fusil, lâchant l’marteau J’dis adieu à ma bonne mère Et j’courus défendre le drapeau ! Bravant le fer et la mitraille Je braillais comme en plein boul’vard : En avant, sus à la canaille ! Compagnons, suivez le bâtard ! Un jour, au fort de la furie J’aperçois le drapeau français Aux mains de l’armée ennemie ! Lui laisser ? me dis-je, ah ! jamais ! Sans hésiter, dans la mêlée M’élançant l’œil en feu, hagard J’saisis l’drapeau d’une main crispée ! Les autres criaient : Courage, bâtard !... Le lendemain, à l’ambulance Les officiers du régiment D’vant mon lit se t’naient en silence L’colonel de moi s’approchant M’dit : Mon fils, grâce à ta vaillance Hier, tu sauvas l’étendard Prends cette croix, au nom d’la France Désormais, tu n’es plus bâtard ! |
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