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Titre :Semaine internationale du cancer, séance d'ouverture – Conférence du professeur Gustave Roussy
Interprète(s) :Gustave Roussy
Genre :Discours de circonstance
Fichier audio :
Support d'enregistrement :Disque
Format :30 cm aiguille (enregistrement électrique)
Lieu d'enregistrement :Paris, France
Marque de fabrique, label :Pyral zinc – Radio Luxembourg
Numéro de catalogue :936-2389-3450
Numéro de matrice :Py2175
Date de l'enregistrement :1938-11-24
Instruments :Déclamation, diction, monologue
État :Exc++
Vitesse (tours/minute) :78
Matériel employé au transfert :Stanton 150, SME-Clément, pointe 2,2ET sur Shure M44, Elberg MD12 : courbe BSI, Cedar X declick, decrackle
Date du transfert :14-05-2019
Commentaires :Texte du contenu ci-joint.
Texte du contenu :Semaine internationale du cancer – communication de Gustave Roussy

[Pour l'ensemble des disques de la semaine internationale du cancer 1938, voir ici.]

[...] Sorbonne et de sa faculté de sciences. Le savant a certes une patrie mais non la science qui est universelle et qui doit sous peine de s'avilir maintenir sa prétention à le rester. Inclinons-nous aujourd'hui devant la science et devant les savants qui contribuèrent le mieux à sa permanente promotion. Puis, ne méconnaissant en aucun manière les titres et les droits de tous les chercheurs, constatons sans déplaisir que les universités de tous les pays n'ont point failli à l'une de leurs tâches essentielles qui est d'aller de la science déjà faite à la science à construire. Nos universités se doivent de faciliter la recherche scientifique. Aussi bien ne leur refuserons-nous pas le droit de tirer fierté de leur action quand de leurs laboratoires surgissent de fécondes découvertes. L'esprit scientifique est tout entier de curiosité désintéressée, d’appétit de connaître le multiple secret de l'Univers. Quant à la science, elle élargit indéfiniment le domaine de nos certitudes et de nos espérances, elle peuple de lois les espaces planétaires et interplanétaires, elle pénètre aux opacités de l'univers avant de percer le mystère de la vie, elle impose à tous le joug de vérité que nul ne saurait défigurer ni travestir. Quelles joies de l'intelligence et du cœur ! quelles transfigurations spirituelles ne lui devons-nous pas ! Sans doute l'heure est encore lointaine, si même elle doit sonner quelque jour, où le mot de l'ultime énigme sera prononcé. Il n'importe ! car le savant ne cherche point dans la science l’assouvissement d'un désir ou d'une ambition, il sait maîtriser sa curiosité, s'oublier lui-même pour étudier la matière et se résoudre, suivant une parole célèbre, à ignorer pour que l'avenir sache. Il accepte de chercher pour chercher, il accueille les lenteurs nécessaires et, s'il advient qu'il trouve, il ne connaît que la pure satisfaction d'avoir accru le domaine désormais soumis aux souverainetés de l'esprit et donc d'avoir unifié les mondes et rapproché les peuples. Si l'art en effet isole, différencie les hommes, sépare les régions, s'il les individualise, la science au contraire courbe indéfiniment hommes et nations sous la majestueuse universalité de ses règles. Elle fond les patries dans un même creuset et n'en garde que ce qui est commun à tous les êtres humains, sous quelques latitudes qu'ils soient dispersés. Entre le sentiment, le goût du pittoresque, le sens du beau qui particularise, et la science qui généralise s'instituent de la sorte de perpétuels et salutaires échanges.






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