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| Titre : | Un mariage de muets |
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | Ernest Gerny ; Paul Briollet |
| Interprète(s) : | Paul Dutreux |
| Fichier audio : | |
| Photo(s) : | |
| Support d'enregistrement : | Disque |
| Format : | 19 cm aiguille (enregistrement acoustique) |
| Lieu d'enregistrement : | Paris, France |
| Marque de fabrique, label : | Odeon International talking machine Co.m.b.H. |
| Numéro de catalogue : | 6378 |
| Numéro de matrice : | p1715 |
| Date de l'enregistrement : | 1905-07-xx |
| Instruments : | monologue |
| État : | Exc++ |
| Vitesse (tours/minute) : | 74 |
| Matériel employé au transfert : | Stanton 150, pointe 1,7ET sur Shure, Elberg MD12 : courbe flat, Cedar X, declick, decrackle, dehiss |
| Date du transfert : | 07-03-2021 |
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. Contenu à tiroirs, sur l'air de… On retrouve le même procédé comique dans : Ode au gramophone, muet mélomane, conquête facile, conversation musicale, un drame à Falaise, rondeau populaire (Dranem), un Monsieur bien renseigné, les refrains de l'amour |
| Texte du contenu : | Un mariage de muets
Dans ma maison demeurait un jeune homme muet. Il aimait une jeune fille muette également. Le jeune homme jouait du piston et la jeune fille jouait d’ la clarinette. Un jour, le jeune homme rencontre la jeune fille et lui joue sur son piston : &&&&& Mad'moiselle, écoutez-moi donc ! La jeune fille lui répond avec sa clarinette : &&&&& Non, Monsieur, je n' vous écoute pas ! Ah ? Le jeune homme se jette à ses genoux et souffle à pleins poumons &&&& Ange pur, ange radieux ! La jeune fille, qui était sage, lui joue cet air : &&&& Gai, gai, marions-nous ! Voyant qu’elle ne marcherait que pour le bon motif, le jeune homme court chez sa mère pour lui d’mander sa main. La mère lui demande : Quelle est la situation d’ vos parents ? &&&&& (L'enfant du cordonnier) Ah ! ah ! vous êtes fils d’un gniaf. Bien. Et maintenant, comme fortune, qu’est-ce que vous avez ? &&&&& (Le petit sifflet) Vous avez quéque chose qui plaît. Ah ! mais ce n’est pas assez, ça, pour qu’on boulotte. Avez-vous du linge, des bijoux, de l'argent ? Là-dessus, la jeune fille soupire sur son os à moelle : &&&& Tout ça n' vaut pas l'amour. J' te crois ! Devant cette raison péremptoire, la mère consent et trois semaines après, ils étaient mariés. En sortant d' la mairie, ils sont allés dans un restaurant à vingt-trois sous. Là, le garçon demande aux mariés : Quel saucisson voulez-vous comme hors-d’œuvre ? &&&&& (Marche Lorraine) Ah ! ah ! Fiers enfants d’ la Lorraine. Compris : saucisson de Lorraine. Puis il dit à la mariée : Comme viande, que préférez-vous ? &&&&& (J’aime le veau et la salade) Bien : Veau et salade. Et comme légumes, monsieur ? &&&& Ah ! les p'tits pois, les p'tits pois, les p'tits pois ! Compris ! et comme, comme boisson, madame ? &&&& Ah ! ah ! le p'tit vin d' Bordeaux ! Va, c'est entendu Ensuite ils vont au bal. Vers la fin du bal, la belle-mère demande l’heure à son gendre &&&&& (Minuit, chrétiens) Ah ! voilà, c’est l’heure d’emmener votre femme. Alors, le mari prend sa femme par la taille en jouant : &&&&& Oh ! oui, viens poupoule ! Ils se couchent et, vers quatre heures du matin, la mariée qui n'avait plus sommeil clarinait à son mari : &&&& (Quand l'oiseau chante) Ah ! ah ! voulez-vous bien n' plus dormir ! Alors il lui joue : &&&& (14) L'extinction des feux ! ça voulait dire que, ahem ! son feu était éteint. Huit jours après, je l’ rencontre et j’ lui dis : Ça va bien, les amours ? Mais oui. Alors il me pistonne : &&&&& (Meunier, meunier, tu es cocu) Cocu ? oh ! cocu, mon vieux, déjà ! Oh ! oh ! oh ! Je lui dis : Mais comme ta femme est muette, elle ne l’ dira à personne. Oh ! oh ! oh !... |
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