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| Titre : | Le rêve moderne | |||||
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | Jules Truffier ; Wilfrid Challemel | |||||
| Interprète(s) : | Décart ; Enregistrement amateur | |||||
| Fichier audio : | ||||||
| Photo(s) : | ||||||
| Support d'enregistrement : | Cylindre | |||||
| Format : | Standard (enregistrement acoustique) | |||||
| Lieu d'enregistrement : | Paris, France | |||||
| Marque de fabrique, label : | [Marque ou fabricant non identifié] | |||||
| État : | Exc+, rayé | |||||
| Vitesse (tours/minute) : | 160 | |||||
| Matériel employé au transfert : | Archéophone, pointe 2min sur Shure M44G, Elberg MD12 : courbe flat | |||||
| Date du transfert : | 23-03-2021 | |||||
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. Incipit : Parfois de tel rêve bizarre notre sommeil est agité. Pour son extravagance rare, celui-ci… J'étais radical comme maire, et clérical comme curé… | |||||
| Texte du contenu : | Rêve moderne
1899 - Paroles : Jules Truffier de la Comédie-Française et Wilfrid Challemel- Éditeur : P. Ollendorff, Paris (1900) Parfois, - de quel rêve bizarre Notre sommeil est agité - Pour son extravagance rare Celui-ci vaut d'être cité : L'autre nuit, (ô folle chimère !) Ne me suis-je pas figuré Que j'étais curé, j'étais maire En même temps ! Maire et curé ! Vit-on jamais telle fortune ? Maire et curé tout à la fois ! Maire et curé de ma commune... (Dieu la préserve d'un tel choix !) Deux âmes, peu sœurs d'ordinaire Dès lors me mouvaient à leur gré ; J'étais radical comme maire... Et clérical comme curé. Ici, pour l'école laïque, Mon éloquence était... de feu ; Là, comme prêtre et catholique, J'écrasais l'école sans Dieu. Travaillé d'un esprit contraire, Malgré moi, d'un verbe acéré, Curé, je daubais sur moi, maire ! Et moi, maire, sur moi, curé ! Il fallait restaurer l'église ; Et l’hôtel de ville croulait... Pour mener à bien l'entreprise, Aux deux camps on en appelait ; Or, le paroissien, réfractaire Tout autant que l'administré, Tous deux... ne donnaient rien au maire, Et ne donnaient rien au curé ! Las de cette lutte secrète Et brisé par un vain effort, Je soupirais vers la retraite, Lorsque arrivent (franches de port !) Deux lettres instruisant ma mère Que j'étais deux fois décoré ! J'étais décoré comme maire ! Et décoré comme curé ! Tels honneurs font que l'on exulte En se tordant sur l'oreiller Et mon trop d'orgueil en tumulte Vint en sursaut me réveiller... - Sois béni, rêve salutaire ! Car il nous prouve bon gré, mal gré Qu''un seul ne fit jamais la paire Et que, pour tous nous satisfaire, Il faut le maire et le curé ! Conclusion : Quoi qu'un bon curé puisse faire, Il est plus gai - c'est avéré - D'être administré par le maire... Qu'administré... par le curé ! |
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