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Titre :Discours de M. Bonnardel à la mémoire du colonel Chambonnet – Lyon le 16-6-45 (2)
Interprète(s) :Bonnardel
Genre :Discours de circonstance
Fichier audio :
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Support d'enregistrement :Disque
Format :30 cm aiguille (enregistrement électrique)
Marque de fabrique, label :Pyral alu 44071
Date de l'enregistrement :1945-06-10
Instruments :Déclamation, diction, monologue
Vitesse (tours/minute) :78
Matériel employé au transfert :Stanton 150, pointe 3,0ET sur Shure M44G, Elberg MD12 : courbe flat, Cedar X, declick, decrackle, dehiss
Date du transfert :13-05-2022
Commentaires :Texte du contenu ci-joint. Discours de M. Bonnardel, prononcé le 10 juin 1945 à la mémoire du colonel Albert Chambonnet (1903-1945), alias Didier, chef régional de l'Armée Secrète, compagnon de la Libération, exécuté à Lyon, place Bellecour le 27 juillet 1944, après son arrestation par la Gestapo.
Texte du contenu :Discours de M. Bonnardel à la mémoire du colonel Chambonnet – Lyon le 16-6-45


Monsieur le président, monsieur le représentant du ministre, monsieur le gouverneur militaire, mesdames, messieurs, le journal Le Démocrate a l'honneur de vous remercier d'être venus rehausser de votre présence ... de cette cérémonie du souvenir. Nous remercions aussi les donateurs qui ont bien voulu répondre à l'appel de notre journal et permettre par ... généreux... Chambonnet, de celui que nous appelions ...inéluctable lorsque... de notre région....à le pressentir en 1942....travailler et placer notre grande armée ....... et dont nous n'avons plus jamais eu aucune nouvelle. La haute valeur de Didier fut vite reconnue par tous les mouvements de résistance et bientôt il prit le commandement des zones maquis Rhône-Alpes et fut pendant deux ans ... écouté de tous. 6 juin 1944, date de son arrestation, 27 juillet 1944, date entre tous... de la résistance française, 27 juillet 1944, ..... tombait ..........vainqueur... l'infernale nuit et la progression..... de la liberté... souvenir douloureux... vécu par les héroïques combattants... 100.000 habitants. Non, nous ne pouvons oublier... de plus pure et de plus noble figure... car Albert était ... avant tout.... dévouer et se sacrifier... sait le faire. Avec un patriotisme ardent, loyauté et désintéressement. Il était issu d'une humble famille de mineurs. Son père, vieux jacobin, était le porte-drapeau des républicains de Bessèges dans le département du Gard où Albert vit le jour en 1903. Engagé volontaire à 18 ans, sous-officier à 20 ans, il se marie à 23 ans. Mécanicien à l'école de pilotage de Nîmes, il termine ainsi son service militaire puis travaille comme mécano à cinq francs de l'heure. Le budget familial n'est pas brillant et la digne compagne d'Albert Chambonnet fait des efforts constants pour aider son mari à subvenir aux besoins du foyer où déjà trois petites bouches sont venues s'ajouter. Chambonnet veut devenir officier, il quitte l'atelier et se rengage en 1930, prépare l'examen d'entrée à l'école d'application d'aéronautique, réussit deuxième au concours. Il entre à l'école et travaille avec acharnement. Il doit arriver car sa modeste solde ne suffit pas pour élever sa famille qu'un quatrième enfant vient d'agrandir. Chambonnet ... de sa promotion, il est nommé lieutenant à la base de Tours. Seules ses opinions républicaines et laïques l'empêchent d'obtenir son troisième galon. Ses brillantes qualités techniques autant que sa culture générale le font pourtant remarquer et le désignent pour le ministère de l'Air où il est appelé en 1936...

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[...] à la direction du matériel. Juste récompense de son travail, il est nommé capitaine. La famille s'augmente encore d'un enfant. À la signature du 11 ... armistice, Chambonnet reste encore quelque temps dans l'armée mais se refuse à renier ses opinions. Il ne veut pas se soumettre à Pétain, il préfère se démettre. C'est quelque temps après que les équipes du Coq enchaîné le découvriront. Il se donne corps et âme à la résistance, ainsi que sa compagne d'ailleurs. On voit madame Chambonnet distribuer dans Villeurbanne des organes clandestins. Le dynamisme et le dévouement de Didier le font remarquer par le chef de l'armée secrète. Dès ce moment, de par ses multiples occupations, Chambonnet ne peut plus s'occuper du Coq, il entreprend une tâche formidable ..... il organise et dirige les maquis du Jura, de ..., de Loire, de l'Ain et de l'Isère, réceptionne les armes instruit ses subordonnés, prépare les coups de main, avance la défaite allemande. Il va de la Haute-Savoie à l'Ain, du Vercors à ...., il est sans cesse sur les routes, jouant comme nous tous avec les barrages de police et de la Gestapo. Comme le président Édouard Herriot, sans souci de sa sécurité personnelle, il vit et agit pour la grandeur de sa patrie et son idéal républicain. Car son âme était belle et grand son courage. Tandis que tout son état-major est réparti dans les départements placés sous son commandement, lui, Didier, reste à Lyon, la capitale de la résistance française, pour être au sein de ses troupes. Quatre jours après le débarquement allié, il est arrêté, emprisonné, martyrisé, il refuse de parler. Un milicien augmente les tortures, il garde le silence. Un officier allemand rentre dans la chambre où le disciple de Darlan prodigue ses raffinements de cruauté. Touché par tant de grandeur morale, lui, l'Allemand, ordonne au mauvais Français de s'arrêter. Didier tente de se sauver. Condamné aux travaux forcés à perpétuité, il est cependant désigné comme cinquième otage après l'attentat du Moulin-à-Vent. Il est abattu place Bellecour le 27 juillet 1944, un mois avant la libération de Lyon. Didier, les démocrates et tous tes amis s'inclinent avec émotion et respect devant ta veuve et tes enfants, Henriette, Albert, Marie-Antoinette, Yvonne et Louis. Ils ont droit à la reconnaissance de la France. Son fils Albert .... si bien alors que je le cachais en compagnie des miens pour le soustraire à l'immonde Gestapo ... le visage franc et loyal, le regard lumineux des hommes de bonne volonté. Plus tard, lorsque la paix régnera sur le monde, lorsque le respect de la personnalité humaine et la liberté présideront à nouveau à nos destinées, nous sommes certains qu'Albert Chambonnet, fils du martyr, continuera l'action de son père et sera lui aussi un grand Français. Mon petit Albert, tout à l'heure, monsieur le colonel Descour, gouverneur militaire de Lyon épinglera sur ta jeune poitrine la Croix de la Légion d'honneur et la Croix de Guerre. Tout à l'heure, on te remettra aussi la Croix de la Libération, trois médailles que ton père a bien méritées. En ta maman, en toi, en tes frères et sœurs, nous rev[...] pour la France et ...



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