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| Titre : | L'obsession |
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | Charles Cros |
| Interprète(s) : | Ernest Coquelin (Coquelin Cadet) |
| Genre : | Monologue comique |
| Fichier audio : | |
| Photo(s) : | |
| Support d'enregistrement : | Disque |
| Format : | 25 cm aiguille (enregistrement acoustique) |
| Lieu d'enregistrement : | Paris, France |
| Marque de fabrique, label : | Gramophone and Typewriter |
| Numéro de catalogue : | GC-31114 |
| Numéro de matrice : | 1560-f-I |
| Date de l'enregistrement : | 1903 |
| Instruments : | Déclamation, diction, monologue |
| État : | Exc++ |
| Vitesse (tours/minute) : | 73 |
| Matériel employé au transfert : | Stanton 150, SME-Clément, pointe 3,2ET sur Shure M44G, Elberg MD12 : courbe flat, passe-bas 5kHz, Cedar Duo declickle, dehiss |
| Date du transfert : | 27-01-2023 |
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. Enterrement sans chagrin : voir aussi L'enterrement de Belle-Maman. Voir aussi Ah ! Qu'cest triste ! Ver d'oreille, earworm, musical itch, Ohrwurm. |
| Texte du contenu : | L'obsession, de Charles Cros
Ah ! que j' suis malade ! L'autre jour, avant-hier, je suis allé aux Variétés. Un p'tit air charmant se rendant. Attendez ! Tadadalamtadadalam... Je chantais gaîment, moi, en revenant. J' demeure loin. Tadadalamtadadalam... Je sonne. Dididing diding. Mon concierge met une heure à m'ouvrir. Je mourais de froid. Poloulouloum.... Enfin il ouvre. Je monte mon escalier quatre à quatre. Dilidilim.... J'entre chez moi, je m' déshabille, doudoudouloum.... Je m' couche et je n' tarde pas à m’endormir. ... rrrr.... L' lend'main, je m' réveille. Un rayon d' soleil m'arrive dans l' nez ...... Je m' lève.... J' trempe la tête dans l'eau froide. Brrr. J' frotte avec une serviette et .... On frappe, je vais ouvrir... C'est mon concierge. Ah mais ! vous m'avez fait joliment attendre hier ! .... Une lettre ? voyons ça.... Ah! ma pauvre tante qu'était à toute extrémité ! .... Obligé de m' dépêcher, j' mets mon pardessus, j'oublie mon parapluie, ah ! j'étais désolé .... J'arrive à Versailles pour recevoir le dernier soupir de ma tante ... Obligé d' courir pour ci, pour ça, pour les funérailles et toujours l'air ..... À l'enterr'ment, quelqu'un m' dit : Vous m' paraissez avoir bien du chagrin, monsieur - Ah ! monsieur, n' m'en parlez pas ! ..... - C'est une grande perte pour vous - J' suis inconsolable, j' lui dis .... Oh ! cet air ! .... et même en la suivant à sa dernière demeure .... Oh ! cet air ! Eh bien, puisqu'il me poursuit, qu'il me serve au moins à exprimer ma douleur. Je viens de perdre ma pauvre tante Je l'ai mise au fond d'un cercueil Elle me laisse une petite rente Ce qui m' permettra d' porter son deuil J'ai fait faire une boîte en chêne Pour qu'elle puisse y r'muer à loisir Pour qu'elle n'éprouve aucune gêne Où y a d' la gêne, y a pas d' plaisir ... Je r'viens à Paris et toujours l'air .... J'enfile une rue .... Calaminos, calaminos (?) ...... Quoi alors ! j' vais l' chanter toute ma vie ! Non, j'aime mieux mourir ! .... J'arrive à la Seine, je saute dedans, je m' noie, glouglouglou... Et je r'viens à moi au poste des noyés et asphyxiés et .... je r'garde sécher mes habits .... J'ai rendu l'eau ... mais j'ai gardé l'air ! ... |
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