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| Titre : | Regrets à Augustin, lamentations auvergnates |
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | Jeanot |
| Interprète(s) : | Loriol |
| Fichier audio : | |
| Photo(s) : | |
| Support d'enregistrement : | Disque |
| Format : | 25 cm aiguille (enregistrement acoustique) |
| Lieu d'enregistrement : | Paris, France |
| Marque de fabrique, label : | Gramophone |
| Numéro de catalogue : | 231039 |
| Numéro de matrice : | 14991u |
| Date de l'enregistrement : | 1909-08-23 |
| Instruments : | monologue |
| État : | Exc++ |
| Vitesse (tours/minute) : | 74 |
| Matériel employé au transfert : | Stanton 150, SME-Clément, pointe 1,5ET sur Shure M44G, Elberg MD12 : courbe flat, passe-bas 5kHz, Cedar Duo declickle, dehiss |
| Date du transfert : | 27-01-2023 |
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. Ostracisme, bougnat, scieur de long. Le fichier comporte une deuxième lecture sans filtrage. Curieux bruit parasite à 00:00:46, (et à 00:04:21 sur la 2e lecture), comme une brève parole à la voix grave, proche du pavillon. |
| Texte du contenu : | Regrets à Augustin
Création : Jeanot - reprises : A. Boucher, Bergès, Loriol, M. Lafaye Mesdames et messieurs, délégué par le syndicat des scieurs de long, c'est moi qui suis chargé d'adresser à notre cher collègue et ami les paroles aléatoires et constipées du dernier adieu. Sur cette tombe encore ouverte et dans laquelle va reposer pour l'éternité le roi des scieurs, c'est avec une émotion respectable et altérée que je prends momentanément la parole pour la repasser dans quelques instants à des bouches plus autorisées que la mienne. Adieu, Augustin, adieu. Nous sommes tous là pour te dire adieu pour l'éternité, Augustin. Nous avons tous conservé pour toi une marque de sympathie qui ne s'effacera jamais, bougri de bougra ! Augustin, nous sommes tous consternés par la douleur de perdre celui qui faisait la gloire de la corporation car, je peux le dire, Augustin, tu étais le roi des scieurs de long, tu n'as jamais scié une fois de travers. Oui, sciant depuis ta plus tendre enfance, tu avais acquis je ne sais quoi qui faisait que pas un il ne pouvait scier comme toi. Ton père, il sciait. Toi, tu as voulu scier et tes enfants ils scieront aussi probablement. Oui, Augustin, y en n'avait pas un pour te faire la pige pour scier. Tu sciais dur, Augustin. Larfouillat, qui est parmi nous, il peut le dire. C'est pourtant un bon scieur, je te le promets. Eh bien, quand il avait seulement scié un pauvre petit margotin de quatre sous, il suait comme un bœuf. Et toi, Augustin, tu sciais des rondins gros comme la tête sans souffler. Aussi tu vois où le travail t'a conduit. Ah ! je te l'avais bien dit. Seulement, qui est-ce qui va faire l'ouvrage de ta femme maintenant à la maison ? C'est elle qu'elle est à plaindre, la pauvre créature. Elle ne peut pas scier à ta place. Eh bien, c'est moi qui la ferai, cette besogne. Adieu, Augustin, l'émotion elle me coupe la parole. Mon éloquence elle se tarit par la soif que j'éprouve. Je ne t'en dis pas plus long. Nous avons à la maison une bonne petite soupette sur le feu. Nous allons la manger à ton repos éternel. Je ferai graver sur ta tombe une épicetache ainsi conçue à seule fin de livrer et de livrer ta célébrité à la postérité : Ci-gît Augustin qui fut le roi des scieurs. Du matin jusqu'au soir il sciait avec ardeur. Passants, arrêtez-vous et dites-vous qu'ici il est mort en sciant et sciez tous pour lui. |
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