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| Titre : | Le vase brisé - Les amoureux |
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | Sully Prudhomme ; Charles Clairville |
| Interprète(s) : | Léon Bélières |
| Genre : | Monologue comique |
| Fichier audio : | |
| Photo(s) : | |
| Support d'enregistrement : | Disque |
| Format : | 17 cm aiguille (enregistrement acoustique) |
| Lieu d'enregistrement : | Paris, France |
| Marque de fabrique, label : | Zonophone international Company |
| Numéro de catalogue : | 11802 |
| Date de l'enregistrement : | 1902 |
| Instruments : | Déclamation, diction, monologue |
| Vitesse (tours/minute) : | 75 |
| Matériel employé au transfert : | Stanton 150, pointe 2,5ET sur Shure, Elberg MD12 : courbe flat, Cedar duo declickle, dehiss |
| Date du transfert : | 13-09-2023 |
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. Avec acclamations à la fin de chaque texte. |
| Texte du contenu : | Le vase brisé
Le vase où meurt cette verveine D’un coup d’éventail fut fêlé ; Le coup dut l’effleurer à peine : Aucun bruit ne l’a révélé. Mais la légère meurtrissure, Mordant le cristal chaque jour, D’une marche invisible et sûre En a fait lentement le tour. Son eau fraîche a fui goutte à goutte, Le suc des fleurs s’est épuisé ; Personne encore ne s’en doute ; N’y touchez pas, il est brisé. Souvent aussi la main qu’on aime, Effleurant le cœur, le meurtrit ; Puis le cœur se fend de lui-même, La fleur de son amour périt ; Toujours intact aux yeux du monde, Il sent croître et pleurer tout bas La blessure fine et profonde ; Il est brisé, n’y touchez pas. Il est brisé, dit le poète Et certes nous sommes d'accord Mais s'il vous passait par la tête Le désir d'y toucher encor Pour le rendre à jamais solide Achetez pour le prix d'un franc Un flacon de colle liquide Portant la marque Alfred Durand - - - Puisque vous le faites l'honneur de me rappeler, je vais vous en dire un autre : Les amoureux. Les amoureux S'en vont par deux Qu'un tiers survienne Lors on est trois Cela les gêne Et les rend froids Les amoureux Restent chez eux Ne voir personne Est leur grand soin Et quand on sonne Ils n'ouvrent point Les amoureux Causent entre eux L'un dit : Je t'aime, Quand il l'a dit, L'autre, de même, Le lui redit. Les amoureux Pensent à deux, Parfois se leurrent Comme des sots D'autres fois pleurent Comme des veaux. Les amoureux Mangent à deux. À la noisette Que l'un cassa, L'autre béquette... Vice et versa ! Les amoureux Boivent à deux, Ivresse chère De s'abreuver Au même verre, Sans le laver. Les amoureux Dorment à deux, Font même rêve, Celui qu'apprit Notre mère Eve À son mari. Les amoureux Sont très nombreux, Car on en trouve Partout, partout ; Et cela prouve Que, n'importe où, Ils sont heureux, Les amoureux ! |
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