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| Titre : | Finale (extrait de "Toi et moi") | ||||||||
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | Paul Géraldy | ||||||||
| Interprète(s) : | Paul Géraldy | ||||||||
| Genre : | Diction : poème | ||||||||
| Fichier audio : | |||||||||
| Photo(s) : | |||||||||
| Support d'enregistrement : | Disque | ||||||||
| Format : | 30 cm aiguille (enregistrement acoustique) | ||||||||
| Marque de fabrique, label : | Pathé | ||||||||
| Numéro de catalogue : | X9073 | ||||||||
| Numéro de matrice : | N201663 | ||||||||
| Date de l'enregistrement : | 1929-04-xx | ||||||||
| Instruments : | Déclamation, diction, monologue | ||||||||
| Vitesse (tours/minute) : | 78 | ||||||||
| Matériel employé au transfert : | Stanton 150, pointe 3,0ET sur Shure, Elberg MD12 : courbe flat, Cedar duo declickle, dehiss | ||||||||
| Date du transfert : | 27-02-2024 | ||||||||
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. Gravée d'avril à juin 1929 et publiée par Pathé au printemps 1930, cette "Anthologie des poètes français contemporains dits par eux mêmes" rassemble sur 24 faces de disques les voix de Lucie Delarue-Mardrus, Maurice Donnay, René Fauchois, Paul Fort, Franc-Nohain, Paul Géraldy, Rosemonde Gérard, Pierre de Nolhac, François Porché, André Rivoire, Maurice Rostand et Miguel Zamacoïs récitant des fragments de leurs oeuvres. Un article publié en français dans The French Review, Vol. 4, No. 6 (May, 1931), pp. 461-466 offre une présentation de ces disques et propose un état des lieux de la diction du vers français et la déclamation en France, en considérant cet art comme étant alors dans une période de transition. Collection David Schmutz. | ||||||||
| Texte du contenu : | Toi et moi, finale
Paul Géraldy - Alors adieu... Tu n'oublies rien ? C'est bien. Va-t'en. Nous n'avons plus rien à nous dire. Je te laisse. Tu peux partir... Pourtant attends encore, attends Il pleut, attends que cela cesse. Et couvre-toi bien surtout, tu sais qu'il fait très froid Dehors. C'est un manteau d'hiver qu'il fallait mettre. Je t'ai bien tout rendu ? Je n'ai plus rien à toi ? Tu as pris ton portrait, tes lettres ?... Allons, regarde-moi puisqu'on va se quitter. Mais prends garde ! Ne pleure pas. Ce serait bête. Quel effort il faut faire, hein, dans nos pauvres têtes Pour revoir les amants que nous avons été. Nos deux vies s'étaient l'une à l'autre données toutes Pour toujours. Et voici que nous les reprenons ! Et nous allons partir, chacun avec son nom Recommencer, errer, vivre ailleurs !... Oh ! sans doute Nous souffrirons... pendant quelque temps... et puis, quoi ! L'oubli viendra, la seule chose qui pardonne. Il y aura toi, il y aura moi Et nous serons parmi les autres deux personnes Ainsi, déjà tu vas entrer dans mon passé Nous nous rencontrerons par hasard dans les rues Je te regarderai de loin, sans traverser Tu passeras avec des robes inconnues Et puis nous resterons sans nous voir de longs mois Et mes amis te donneront de mes nouvelles Et je dirai de toi qui fus ma vie, de toi Qui fus ma force et ma douceur : Comment va-t-elle ? Notre grand cœur, c'était cette petite chose Étions-nous assez fous pourtant les premiers jours ! Tu te souviens ? L'enchantement, l'apothéose ! S'aimait-on ! ... Et voilà, c'était ça, notre amour ! Ainsi nous, même nous, quand nous disons : Je t'aime Voilà donc la valeur que cela a, mon Dieu ! Vrai, c'est humiliant. On est donc tous les mêmes Nous étions donc pareils aux autres... Comme il pleut ! Tu ne peux pas partir par ce temps... Allons, reste Oui, reste, va. On tâchera de s'arranger On ne sait pas... Nos cœurs, quoiqu'ils aient bien changé Se reprendront peut-être au charme des vieux gestes On fera son possible. On sera bon. Et puis On a beau dire, au fond, on a des habitudes... Assieds-toi, va ! Reprends près de moi ton ennui Moi, près de toi, je reprendrai ma solitude |
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