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| Titre : | Ma maison (extrait de "Automne") | ||||||||
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | Lucie Delarue-Mardrus | ||||||||
| Interprète(s) : | Lucie Delarue-Mardrus | ||||||||
| Genre : | Diction : poème | ||||||||
| Fichier audio : | |||||||||
| Photo(s) : | |||||||||
| Support d'enregistrement : | Disque | ||||||||
| Format : | 30 cm aiguille (enregistrement acoustique) | ||||||||
| Marque de fabrique, label : | Pathé | ||||||||
| Numéro de catalogue : | X9074 | ||||||||
| Numéro de matrice : | N201645-1 | ||||||||
| Date de l'enregistrement : | 1929-04-xx | ||||||||
| Instruments : | Déclamation, diction, monologue | ||||||||
| Vitesse (tours/minute) : | 78 | ||||||||
| Matériel employé au transfert : | Stanton 150, pointe 3,2ET sur Shure, Elberg MD12 : courbe flat, Cedar duo declickle, dehiss | ||||||||
| Date du transfert : | 27-02-2024 | ||||||||
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. Gravée d'avril à juin 1929 et publiée par Pathé au printemps 1930, cette "Anthologie des poètes français contemporains dits par eux mêmes" rassemble sur 24 faces de disques les voix de Lucie Delarue-Mardrus, Maurice Donnay, René Fauchois, Paul Fort, Franc-Nohain, Paul Géraldy, Rosemonde Gérard, Pierre de Nolhac, François Porché, André Rivoire, Maurice Rostand et Miguel Zamacoïs récitant des fragments de leurs oeuvres. Un article publié en français dans The French Review, Vol. 4, No. 6 (May, 1931), pp. 461-466 offre une présentation de ces disques et propose un état des lieux de la diction du vers français et la déclamation en France, en considérant cet art comme étant alors dans une période de transition. Collection David Schmutz. | ||||||||
| Texte du contenu : | Ma maison (extrait de "Automne")
Soixante-dix tilleuls avec leur épaisse ombre Font une petite forêt Ma maison, au milieu de cette masse sombre Est cachée ainsi qu'un secret Des bêtes qu'on ignore au fond de la broussaille Vivent tout autour de mes murs Et je sens circuler leurs petits esprits purs Dans le beau temps ou la grisaille Les oiseaux, comme autour de quelque lieu béni Jamais n'y ont peur de personne Dans le talus tout près, trouvant la place bonne Les rouges-gorges font leurs nids Chaque jour, sans recul et sans horreur physique On rencontre un même crapaud Un crapaud aux yeux d'or dans une affreuse peau Qu'est-il ? on croirait ma musique Des lapins de garenne et des lièvres parfois Montrent à deux pas leurs oreilles Des écureuils légers, ces petites merveilles Sont tranquilles comme en plein bois Une taupe établit son trou comme un chef-d’œuvre Sous une chaise de jardin La salamandre luit sur le premier gradin Ou bien la glissante couleuvre Je sais des hérissons, des belettes, des loirs Et des grenouilles un peu fées Et les oiseaux de nuit, dès que tombent les soirs Passent en rondes étouffées Les chouettes parfois se répandent en cris Au bord même du toit peut-être Et, frappant à la vitre, une chauve-souris Chaque nuit, danse à ma fenêtre Au plus proche fourré, un frôlement furtif Révèle les gentilles scènes Dont m'entoure, bien loin des présentes hymens Ce petit monde inoffensif Menus pas, menus cris, fourrures, museaux, ailes Vivent à l'ombre de mon toit Ces bêtes ne sont pas en vérité chez moi C'est plutôt moi qui suis chez elles Et quand l'automne avec son grand cortège blond Miraculeuse, est revenue Les feuilles en tombant entrent dans le salon Se croyant dans leur avenue |
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