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| Titre : | Le Porc-épic - Une locomotive regarde une vache en passant (extraits du "Kiosque à musique") | ||||||||
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | Franc-Nohain | ||||||||
| Interprète(s) : | Franc-Nohain | ||||||||
| Genre : | Diction : poème | ||||||||
| Fichier audio : | |||||||||
| Photo(s) : | |||||||||
| Support d'enregistrement : | Disque | ||||||||
| Format : | 30 cm aiguille (enregistrement acoustique) | ||||||||
| Marque de fabrique, label : | Pathé | ||||||||
| Numéro de catalogue : | X9075 | ||||||||
| Numéro de matrice : | N201648-1 | ||||||||
| Date de l'enregistrement : | 1929-04-xx | ||||||||
| Instruments : | Déclamation, diction, monologue | ||||||||
| Vitesse (tours/minute) : | 78 | ||||||||
| Matériel employé au transfert : | Stanton 150, pointe 3,0ET sur Shure, Elberg MD12 : courbe flat, Cedar duo declickle, dehiss | ||||||||
| Date du transfert : | 27-02-2024 | ||||||||
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. Gravée d'avril à juin 1929 et publiée par Pathé au printemps 1930, cette "Anthologie des poètes français contemporains dits par eux mêmes" rassemble sur 24 faces de disques les voix de Lucie Delarue-Mardrus, Maurice Donnay, René Fauchois, Paul Fort, Franc-Nohain, Paul Géraldy, Rosemonde Gérard, Pierre de Nolhac, François Porché, André Rivoire, Maurice Rostand et Miguel Zamacoïs récitant des fragments de leurs oeuvres. Un article publié en français dans The French Review, Vol. 4, No. 6 (May, 1931), pp. 461-466 offre une présentation de ces disques et propose un état des lieux de la diction du vers français et la déclamation en France, en considérant cet art comme étant alors dans une période de transition. Collection David Schmutz. | ||||||||
| Texte du contenu : | Le kiosque à musique ; Le porc-épic - Une locomotive regarde une vache en passant
Le porc-épic : C'était un petit porc-épic Que je trouvai un soir sur mon paillasson rue Lepic. Il avait une sonnette pendue à son cou Et il ne paraissait pas sauvage du tout ; Cependant, comme il venait sans m'avoir écrit, Je ne laissais pas, vous comprenez, d'être un peu surpris ; Je lui insinuai avec infiniment de douceur Que peut-être bien il faisait erreur ; Comme il ne me répondait toujours pas, Je lui demandai, enfin, ce qu'il faisait là. C'est alors que je m'aperçus qu'il était crevé Et je n'ai pas jugé utile, vous comprenez, d'insister - - - La locomotive regarde une vache en passant : Calme, immobile, Dans le petit pré tranquille, Au long de la ligne, C'est une vache qui rumine. Pour tant de vaches qui regardèrent Passer des chemins de fer, Il convient aussi qu'on le sache, Il y a des locomotives qui regardent les vaches. Et c'est avec des yeux d'envie, Leurs gros yeux rouges, Qu'elles contemplent les prairies, Où, paresseuses, l'on se couche, Et l'on flâne en se divertissant au vol des mouches... Laisser monter en soi le vin de la paresse, Suivant le mot D'Arthur Rimbaud !... Mais, quand on est locomotive, il faut Qu'on parte, et reparte, et se presse. (Car ce n'est pas à dix-huit, ni à seize, C'est à dix-sept, Qu'inéluctable est la correspondance de l'express ; Avec le rapide Bordeaux-Sète.) Ah ! la préoccupation de l'horaire, Quand il ferait si bon s'étendre Sur l'herbe tendre, Dans le pré vert !... Mais il faut poursuivre sa tâche, En marche ! en marche! Sans relâche... Et c'est avec des soupirs de regret, Que passe la locomotive au long des prés, Où sont immobiles les vaches, Et songe en regardant les veaux Batifoler près de leur mère, Songe à l'impossible chimère. Et se détourne le cœur gros, Jouir en paix de la nature, Avec une progéniture De petits locomotiveaux... |
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