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Titre :Le potier de l'Acropole (extrait de "Testament d'un latin")
Compositeur(s) et-ou auteur(s) :Pierre de Nolhac
Interprète(s) :Pierre de Nolhac
Genre :Diction : poème
Fichier audio :
Photo(s) :
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Support d'enregistrement :Disque
Format :30 cm aiguille (enregistrement acoustique)
Marque de fabrique, label :Pathé
Numéro de catalogue :X9078
Numéro de matrice :N201705 1-R
Date de l'enregistrement :1929-05-xx
Instruments :Déclamation, diction, monologue
Vitesse (tours/minute) :78
Matériel employé au transfert :Stanton 150, pointe 3,0ET sur Shure, Elberg MD12 : courbe flat, Cedar duo declickle, dehiss
Date du transfert :28-02-2024
Commentaires :Texte du contenu ci-joint. Gravée d'avril à juin 1929 et publiée par Pathé au printemps 1930, cette "Anthologie des poètes français contemporains dits par eux mêmes" rassemble sur 24 faces de disques les voix de Lucie Delarue-Mardrus, Maurice Donnay, René Fauchois, Paul Fort, Franc-Nohain, Paul Géraldy, Rosemonde Gérard, Pierre de Nolhac, François Porché, André Rivoire, Maurice Rostand et Miguel Zamacoïs récitant des fragments de leurs oeuvres. Un article publié en français dans The French Review, Vol. 4, No. 6 (May, 1931), pp. 461-466 offre une présentation de ces disques et propose un état des lieux de la diction du vers français et la déclamation en France, en considérant cet art comme étant alors dans une période de transition. Collection David Schmutz.
Texte du contenu :Le potier de l'Acropole (extrait de "Testament d'un latin")


Ô Christ ! mon héritage et ma seule espérance
Ayant appris de toi comment notre souffrance
Prépare à ta pitié les pauvres cœurs humains,
Je remettrai sans peur mon âme entre tes mains.
J'ai comblé de travaux les longs jours que j'achève
Sans avoir mesuré leur vanité trop brève,
Et, bien près de franchir le seuil abandonné,
Je te demande tout sans t'avoir rien donné.
Je n'ai pas accompli, dans l'ombre de l'église.
Les modestes labeurs que Marthe divinise,
Et je n'ai pas non plus, comme Marie, aimé,
Ni brisé devant toi le vase parfumé ;
Mais, parmi des fiertés que le vulgaire ignore
Et dont mes derniers jours se nourrissent encore,
Je compte d'avoir dit et compris en chrétien
La grandeur de ton culte et l'honneur d'être tien.
Si je n'ai pas servi de parole et d'exemple
J'ai voulu cependant porter ma pierre au temple
Qui verra dans ta paix les hommes s'assembler.
Toi seul peux les conduire et seul les consoler.
Entre les nations ton œuvre continue,
Tantôt éblouissante et tantôt inconnue,
Et les bons ouvriers pour l'ouvrage marqué,
Baptisés de ton sang, ne t'ont jamais manqué.

Je sais, sous l'Acropole, un vieux potier d'argile
Qui finit sa journée en lisant l'Évangile.
Le soir tombe ; ses doigts ont longtemps travaillé ;
Il a songé beaucoup et quelquefois prié ;
Mais, s'asseyant au seuil de son humble boutique,
Il reçoit dans ses yeux tout l'azur de l'Attique,
Et l'invincible appel lui fait toujours chercher
Les beaux marbres divins épars sur le Rocher.
Sois-lui clément, Seigneur ! permets au vieil artiste
Ce bonheur qui souvent lui fit l'âme moins triste ;
Accorde-lui le droit d'un suprême regret.
Si son cœur fut à toi, son esprit en secret
Gardait aux dieux éteints l'hommage de sa race.
Fais qu'il admire, alors que le soir les efface,
Les formes de la terre et les lueurs du ciel,
Et, puisque l'heure approche où l'ombre est plus profonde,
Qu'il dise ses adieux aux beautés de ce monde
Avant de pénétrer dans le monde éternel !



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