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Titre :Le malade imaginaire, acte 2 scène 6 ; pour porter secours aux malades et non pour leur porter de l'incommodité
Compositeur(s) et-ou auteur(s) :Molière
Interprète(s) :Ernest Coquelin (Coquelin Cadet) ; Benoît Constant Coquelin (Coquelin aîné) ; Jean Coquelin
Genre :diction : théâtre
Fichier audio :
Photo(s) :Photo
Support d'enregistrement :Disque
Format :25 cm aiguille (enregistrement acoustique)
Lieu d'enregistrement :Paris, France
Marque de fabrique, label :Zonophone international Company
Numéro de matrice :light blue label
Vitesse (tours/minute) :74
Matériel employé au transfert :Stanton 150, pointe 2,5ET sur Shure, Elberg MD12 : courbe flat, Cedar duo declickle, dehiss
Date du transfert :29-06-2024
Commentaires :Texte du contenu ci-joint.
Texte du contenu :La malade imaginaire, acte 2 scène 6


ARGAN, (mettant la main à son bonnet, sans l'ôter.)
Monsieur Purgon, monsieur, m'a défendu de découvrir ma tête. Vous êtes du métier : vous savez les conséquences.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Nous sommes dans toutes nos visites pour porter secours aux malades et non pour leur porter de l'incommodité.

ARGAN
Je reçois, monsieur, avec beaucoup de joie, l'honneur que vous me faites et j'aurais souhaité de pouvoir aller chez vous pour vous en assurer. Mais vous savez, monsieur, ce que c'est qu'un pauvre malade qui ne peut faire autre chose que de vous dire ici qu'il cherchera toutes les occasions de vous faire connaître, monsieur, qu'il est tout à votre service

MONSIEUR DIAFOIRUS (Il se retourne vers son fils et lui dit :)
Allons, Thomas, avancez. Faites votre compliment à monsieur.

THOMAS DIAFOIRUS
Monsieur, je viens saluer, reconnaître, chérir et révérer en vous un second père, mais un second père auquel j'ose dire que je me trouve plus redevable qu'au premier. Le premier m'a engendré mais vous m'avez choisi. Il m'a reçu par nécessité mais vous m'avez accepté par grâce. Ce que je tiens de lui est un ouvrage de son corps mais ce que je tiens de vous est un ouvrage de votre volonté et, d'autant plus que les facultés spirituelles sont au-dessus des corporelles, d'autant plus je vous dois, et d'autant plus je tiens précieuse cette future filiation, dont je viens aujourd'hui vous rendre, par avance, les très humbles et très respectueux hommages.

ARGAN
Vivent les collèges d'où l'on sort si habile homme !

THOMAS DIAFOIRUS
Cela a-t-il bien été, mon père ?

MONSIEUR DIAFOIRUS
Optime. Thomas

ARGAN
Je vous prie de me dire un peu comment je suis

MONSIEUR DIAFOIRUS
Allons, Thomas, prenez l'autre bras de monsieur pour voir si vous saurez porter un bon jugement sur son pouls.

THOMAS DIAFOIRUS
Dico que le pouls de monsieur est le pouls d'un homme qui ne se porte point bien.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Bon.

THOMAS DIAFOIRUS
Qu'il est duriuscule, pour ne pas dire dur.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Fort bien.

THOMAS DIAFOIRUS
Repoussant.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Bene.

THOMAS DIAFOIRUS
Et même un peu caprisant.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Optime.

THOMAS DIAFOIRUS
Ce qui marque une intempérie dans le parenchyme splénique, c'est-à-dire la rate.
ARGAN
Non, monsieur Purgon dit que c'est mon foie qui est malade.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Eh oui ! qui dit parenchyme dit l'un et l'autre. Il vous ordonne sans doute de manger force rôti ?
ARGAN
Non, rien que du bouilli.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Eh oui : rôti, bouilli, même chose. Il vous ordonne fort bien et vous ne pouviez être en de meilleures mains.

ARGAN
Monsieur, combien faut-il mettre de grains de sel dans un œuf ?MONSIEUR DIAFOIRUS
Six, huit ou dix, par les nombres pairs, comme dans les médicaments par les nombres impairs.ARGAN
Jusqu'au revoir, monsieur.

MONSIEUR DIAFOIRUS
Allons, Thomas

THOMAS DIAFOIRUS
Voilà, voilà, papa ! papa ! papa !

ARGAN
Toinette, conduis-les !



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