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| Titre : | Le canard marseillais, monologue - Le chien policier |
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | Lucien Delormel ; Léon Garnier |
| Interprète(s) : | Félix Mayol |
| Genre : | Mélodie de concert |
| Fichier audio : | |
| Photo(s) : | |
| Support d'enregistrement : | Disque |
| Format : | 29 cm saphir sans étiquette, (enregistrement acoustique) |
| Lieu d'enregistrement : | Paris, France |
| Marque de fabrique, label : | Pathé |
| Numéro de double-face : | 4460 |
| Numéro de catalogue : | 27 |
| Inscriptions complémentaires : | 17-11-23 |
| Date de l'enregistrement : | 1923-06-xx |
| Vitesse (tours/minute) : | 84 |
| Matériel employé au transfert : | Stanton 150, pointe 2,2ET sur Shure, Elberg MD12 : courbe flat, Cedar duo declickle, dehiss |
| Date du transfert : | 27-09-2024 |
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. |
| Texte du contenu : | Le canard marseillais - Le chien policier
L'autre jour, à Marseille, un superbe canard Un canard du Midi né sur la Canebière Se promenait pensif le long de la rivière Il se disait tout bas : Sacré nom d'un pétard ! Je suis à jeun, ! Pécaïre ! faut que je me débrouille Pour trouver à dîner... lorsque sur son chemin Dans l'herbe, il aperçoit une belle grenouille Qu'était en train de prendre un tantinet le frais Troun de l'air ! se dit le canard marseillais Je suis sauvé !... Sur elle, il s'élance de suite Et, sans prendre le temps de mâcher la petite D'une seule bouchée, il l'avale aussitôt Mais comme il savourait cet excellent morceau La grenouille, n'étant pas du tout satisfaite D'être entrée par son bec, ne perdit pas la tête Et sortit lestement par l'autre extrémité Késako ! s'écrie le canard épaté C'est curieux comme j'ai la digestion rapide ! Mon estomac, je crois, me semble encore plus vide... Lorsqu'en tournant le dos il revoit, tout saisi La grenouille à deux pas qui se fichait de lui Bon Diou ! se dit-il, je comprends le mystère La grenouille, elle a pris la porte de derrière ! Là-dessus, il bondit et rattrape bientôt Le petit animal qu'il avale à nouveau Puis le canard s'assoit, la face réjouie Afin de lui boucher la porte de sortie Mais assis, le canard finit par s'ennuyer Alors, comme il ouvrait la bouche pour bâiller La grenouille s'enfuit par la porte d'entrée Mais la pauvre pitchoune fut vite rattrapée Et lui la ravala pour la troisième fois Tu te fiches de moi, dit le canard, je crois... Mais je sais un moyen pour ne plus que tu sortes Té ! c'est de me boucher tout à fait les deux portes En prononçant ces mots, le canard entêté Se mit le bout du bec dans l'autre extrémité C'est-à-dire qu'il mit sans plus de facétie Sa porte d'entrée dans celle de sortie La grenouille au-dedans, s'ennuyant à mourir Fit le tour du canard sans pouvoir en sortir Car, n'apercevant pas la nouvelle soudure Elle tournait toujours, cherchant une ouverture Elle tourna dix ans sans en sortir jamais Et voilà comment le canard marseillais Inventa le chemin de fer de ceinture de Paris, té ! Je vais vous en dire une autre : L'autre jour, un de mes amis rencontre Marius et lui dit : Marius, tu n'aurais pas un chien policier ? Je voudrais bien trouver un chien policier. Marius répond : Ça tombe bien, j'ai justement une chienne policière qui va faire des petits, je t'en garderai un. Oh ! dit l'autre, c'est bien une chienne policière au moins ? Hé oui, première classe ! j'ai le brevet. Alors là tu peux compter sur moi - Ah ben, alors ça va, adiou, Marius. - Adiou, Pico. Quinze jours après, Marius arrive avec un tout petit chien qui marque mal. Alors mon ami lui dit : Hou ! qu'il est vilain ! Boudiou, qu'il est maigre ! Eh ben, c'est un chien policier, ça ? Marius lui répond : Attends un peu, tu vois pas qu'il vient de naître. Attends qu'il grandisse, fais-lui manger de la bonne soupe avec du pain et pas de viande surtout, hein. Tu verras que tu auras un beau chien policier, première classe ! j'ai le brevet. Alors là tu peux compter sur moi. - Ah ben, alors ça va, adiou, Marius. - Adiou, Pico. Trois mois après, le chien devenait de plus en plus vilain. IL avait les pattes de travers, le museau tout aplati, pas de poils, pas de queue. Oh ! alors, mon ami furieux va trouver Marius et lui dit : Tu t'es foutu de moi avec ton chien de police ! Mais regarde-le, il est minable. Boudiou, qu'il est vilain ! Allons, allons, allons, voyons, c'est un chien de police, ça, dis ? C'est un chien de police ? Mais Marius lui répondit : Il est de la secrète. |
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