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| Titre : | À la poste |
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | Bach ; Henry-Laverne |
| Interprète(s) : | Bach ; Henry-Laverne |
| Fichier audio : | |
| Photo(s) : | |
| Support d'enregistrement : | Disque |
| Format : | 25 cm aiguille (enregistrement électrique) |
| Lieu d'enregistrement : | Paris, France |
| Marque de fabrique, label : | Odéon |
| Numéro de catalogue : | 238044 |
| Numéro de matrice : | Ki3404 |
| Vitesse (tours/minute) : | 78 |
| Matériel employé au transfert : | Stanton 150, pointe 2,5ET sur Shure M44G, Elberg MD12 : courbe flat, Cedar X declick, decrackle |
| Date du transfert : | 14-01-2025 |
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. Collection Bras. Disque apporté par Agnès Unterberger. |
| Texte du contenu : | À la poste
Éditeur : Louis Bousquet, Paris (1930) Le client : Bonjour, monsieur l'employé de la Poste, du Téléphone-z-et des Télégraphes, comment que je pourrais m'y prendre pour envoyer la somme de cinq francs à quelqu'un que c'est sa fête ? L'employé : Voulez-vous expédier ça par lettre chargée, monsieur ? Le client : C'est pas dangereux, au moins ? L'employé : Comment ça ? Le client : Ah, la lettre chargée, ça peut faire explosion en route L'employé : Hé hé, monsieur aime plaisanter, à c' que j' vois. Préférez-vous un pli recommandé ? Le client : Oh, vous savez, monsieur le P.T.T., moi je connais pas grand monde. Si m' faut encore des recommandations, ... (La file : Ah ça, monsieur, ça va r'tarder ! - Allez, ne poussez pas, allons, quoi !) L'employé : Oh, monsieur, monsieur, y a des clients qui attendent derrière vous, j' vous en prie Le client : J'en ai bien attendu qui étaient devant moi L'employé : Mais j' vous en prie, décidez-vous. Essayez du mandat télégraphique, voulez-vous ? Le client : Hé, c'est ça ! Pour que j' les dépose sur les fils et qu' les moineaux me les mangent en route ! L'employé : Trêve de plaisanterie, monsieur. Tenez, tâtez donc du chèque postal. Mais pour le chèque postal, il faut des provisions Le client : Ah ? Oh ben alors, ça tombe bien. Justement, je reviens du marché [coin, coin coin, coin] Tais-toi, canard. J'ai là des carottes, des choux et des poireaux. (La file : Ah, la barbe avec ses poireaux ! - Tu l'as loué, l' guichet ? - Affranchis-le en vingt-cinq, ton canard !) L'employé : Monsieur, les clients s'impatientent, pressez-vous, j' vous en prie. Tenez, remplissez c' mandat-carte Le client : Que je le remplisse ? L'employé : Mais oui ! Le client : Hé, c'est qu'il est déjà bien plein. Y en a des imprimures L'employé : Justement. En face des imprimures, comme vous dites, et d' ces imprimés comme nous disons, vous n'avez qu'à écrire l'adresse du destinataire. Le client : Du dessinateur ? L'employé : Du destinataire, monsieur, destinataire, de la personne à laquelle vous destinez vos cinq francs Le client : Mais c'est ma cousine. Oh, une bien belle personne ! L'employé : Ben alors, qu'est-ce que vous attendez pour écrire l'adresse de votre cousine ? Le client : Ah bon ? Ici ? L'employé : Non, pas ici, monsieur, là ! Le client : Là ? L'employé : Mais non, pas là, là ! Le client : Là ou là ? L'employé : Là ! Le client : Là ? L'employé : Oui, là Le client : Là et là ici... L'employé : Non, seulement là Le client : Là ? L'employé : Ah ! Le client : C'est que je sais pas bien écrire, moi, monsieur le P.T.T., vous voudriez pas me tenir la main ? L'employé : Et avec ça, faut pas vous faire monter un quart Vittel, non ? Le client : Enfin, je veux bien essayer, moi L'employé : Pressez-vous, monsieur, j' vous en prie Le client : Oui, monsieur le P.T.T. Mademoiselle Rosalie Baron È È È... L'employé : Vous prenez votre élan, monsieur, non ? Le client : ÈM A A D E U de Made... È È È M O i Moi Ma... Mademoi... Z E E L'employé : Ça va être gai ! Le client : Mademoiselle RR Rosalie R R R L'employé : Vous souffrez, monsieur ? Le client : Non, je souffre pas, moi. RRR Rosalie R R R O Ro C A K L I I L'employé : On va encore être là demain, vous allez voir Le client : Rosalie Baron Be Be Be A (La file : Dépêche !) Le client : Quoi ? Be Baron ! Be Be Be A Ba R O Ro ron ron L'employé : Vous avez fini avec vos ronrons, oui ? Le client : Baron, ma cousine. È È M A Ma K Ou Kou Z I Zi N E U Zine L'employé : Eh ben, heureusement qu'elle est belle ! Le client : Ma cousine, virgule, rue de la Nouvelle Préfecture Prolongée L'employé : N'allez pas écrire tout ça, non ? (La file : Il a pas bientôt fini, c' vieux ballot ? - Mais qu'est-c' que c'est qu' c't bleusaille ! Vous fous d'dans, moi, nom de nom ! - Confis ton canard, Nènesse !) Le client : Quoi ? Qu'est-c' qu'i' dit, çui-là ? Voulez-vous bien m' laisser mon canard, bande d'.... ! Voulez-vous bien m' donner l' canard ! En voilà des façons, tout d' même, allons. C'est pas des façons d'arranger le monde, ça L'employé : Alors, monsieur, c'est pour aujourd'hui ou pour demain ? Le client : Ben, écoutez, monsieur le P.T.T., comme la rue de la Nouvelle Préfecture Prolongée est à deux pas, pour être sûr que mes cinq francs arriveront plus sûrement à ma cousine, j' vais les lui porter moi-même, à la main. Au revoir, monsieur le P.T.T. (La file : Ah, enfin - Enfin, j' vais pouvoir être servie. Donnez-moi un timbre de deux centimes, s'il vous plaît) |
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