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| Titre : | Le chien de Trouillette | ||
| Interprète(s) : | Monsieur Litty | ||
| Fichier audio : | |||
| Photo(s) : | |||
| Support d'enregistrement : | Disque | ||
| Format : | 25 cm aiguille (enregistrement acoustique) | ||
| Lieu d'enregistrement : | Paris, France | ||
| Marque de fabrique, label : | Beka Grand Record | ||
| Numéro de catalogue : | 12847 | ||
| Vitesse (tours/minute) : | 80 | ||
| Matériel employé au transfert : | Stanton 150, pointe 3,0ET sur Shure M44G, Elberg MD12 : courbe flat, Cedar X declick, decrackle | ||
| Date du transfert : | 20-02-2025 | ||
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. Répertoire d'Ouvrard. Coquille sur l'étiquette : Trouilette pour Trouillette. | ||
| Texte du contenu : | Le chien de Trouillette
Répertoire d'Ouvrard L'autre soir que je me promenais paisiblement, les deux mains dans la poche de ma capote et l'autre à la boucle de mon ceinturon, j' rencontre une jeunesse qu'avait des cheveux superbes. On aurait dit du poil de cochon graissé avec d' la vaseline bourriquée. Elle me dit : Viens-t' avec moi, beau cavalier ? Ça me flattait parce que je suis qu'un simple fantassin. Et comme elle me fixait, je la fixai et je m'écrie : Oh mais, je m'y trompe pas, c'est toi Trouillette de Mézidon dont je suis natal aussi. Voyons, tu me reconnais pas ? Patauli, le plus beau des Patauli. Voyons, tu te rappelles pas qu'on a été élevés ensemble ? Même que t'as quitté l' pays avec une claque sur la figure dont j'étais l'auteur. C'est bon, c'est bon, qu'è' m' fait, pas tant d'explications. Viens, on causera mieux dans ma chambre.Alors j' l'ai suivie dans sa chambre et comme j'avais justement mon livret sur moi, alors j' lui ai sorti mon extrait de naissance. Oui, puis elle m'a reconnu. Puis elle m'a dit : Patauli, t'as une bonne poire, j' vas te sucer la pomme. Et tout à coup v'là qu'on frappe à la porte. Ah ! nom de nom, qu'elle fait, cache-toi vite, c'est Michel. C'est qui ça, Michel ? Mon ami, qu'elle dit, cache-toi vite, il est fort comme un truc. Alors, n'écoutant que mon courage, je me colle vite sous le plumard pour me dissimuler et j'attends. Mais v'là-t-y pas ces deux rosses-là qui s' pagnotent et puis Michel l'embrassait. Ah la la ! que j'en faisais une gueule dans ma cachette, moi que j'en pince pas trop pour le métier mirlitaire, mais j'aurais encore préféré d'être en train à faire l'exercice sous la verdure des foutrifications. Et puis il l'embrassait toujours. Ben, je m' dis, en v'là un qui se prive pas sur le sentiment d' la r'biffe. Et puis il lui disait : T'es belle, tu sens bon la verveine, mmm, je te respire. Oui mais, moi pendant c' temps-là en fait d' verveine je n'avais que l' pot d' chambre à respirer. Oui, oui, mais à un tel point qu'à un moment donné j'ai pas pu m' retenir d'éternuer. Atchou ! Atchou ! Atchou ! Alors Michel s'écrie : Y a quelqu'un sous l' lit ! Moi j' tremblais dans ma culotte mais la roublarde lui répond : Mais non, mon ami, c'est le p'tit chien qui s'est enrhumé depuis hier soir, pauvre petit Sultan. Alors v'là-t-y pas qu' c'te grande crapule qui allonge son bras en-dessous du lit et s' met à me caresser la tignasse en disant : Oh ! le pauvre petit chien, ah ! la pauvre petite bête, oh ! le pauvre petit toutou. Ah ! ah ! il m' prenait pour Sultan. Alors moi, pour ne pas le détromper, j' l'ai léché la main. Ah ! nom de nom, ça valait bien la peine qu'il parle de verveine. Je n' sais pas c' qu'il avait touché mais ça y ressemblait pas du tout ! |
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