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| Titre : | La CGT et les femmes, par Jeanne Chevenard, ouvrière de l'habillement déléguée à la propagande de la CGT | ||
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | Jeanne Chevenard | ||
| Interprète(s) : | Jeanne Chevenard | ||
| Genre : | Discours politique | ||
| Fichier audio : | |||
| Photo(s) : | |||
| Support d'enregistrement : | Disque | ||
| Format : | 25 cm aiguille (enregistrement électrique) | ||
| Lieu d'enregistrement : | Paris, France | ||
| Marque de fabrique, label : | ERSA La Voix du travail | ||
| Numéro de catalogue : | VN63 | ||
| Inscriptions complémentaires : | 4-12-30 ou 11-12-30 | ||
| Date de l'enregistrement : | 1930 | ||
| Vitesse (tours/minute) : | 78 | ||
| Matériel employé au transfert : | Stanton 150, pointe 3,0ET sur Shure M44, Elberg MD12 : courbe Westrex, Cedar X declick, decrackle | ||
| Date du transfert : | 06-03-2025 | ||
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. La fédération CGT de l'Habillement fut, selon Agnès Denis-Morillon qui en a retracé l'histoire, " l'une des plus compromises pendant l'Occupation "... Jeanne, Mélanie Chevenard, née le 15 mai 1876 à Lyon (IIe arr.) ; exécutée par la Résistance le 29 juin 1944 à Vénissieux (Rhône) ; brodeuse à domicile ; militante syndicaliste de l'Habillement. Plus de détails sur www.maitron.org : https://maitron.fr/spip.php?article19848 - Étiquette de distributeur sur pochette Disque ERSA : Billiard - 3 place Forez - Lyon - ouvert de 8h à 21h - dimanches et fêtes également | ||
| Texte du contenu : | La CGT et les femmes
La parole est à Jeanne Chevenard La Confédération Générale du Travail pour son programme de réalisations fait un pressant appel à tous. Elle insiste auprès de l'élément féminin pour que les femmes se joignent à l'organisation syndicale. Elles doivent répondre à cet appel pour conquérir la liberté et les possibilités de vivre dignement parce que dans l'industrie, le commerce, l'agriculture, les professions intellectuelles, leur nombre est considérable. En France 39,6% de femmes s'adonnent à un travail lucratif. Et malgré tous les services que donne la main-d’œuvre féminine, sa rétribution reste d'une infériorité lamentable et crée sur le marché du travail une concurrence redoutable et une dépression sur l'ensemble du salaire. Parce que au sein de nos syndicats où sont respectées toutes les opinions, les femmes peuvent et doivent se livrer à l'étude des multiples problèmes que pose la place prise par elles dans l'économie moderne, elles doivent étudier la vie professionnelle en fonction de la vie de famille, l'une ne pouvant exclure l'autre. Elles doivent s'harmoniser par une sorte d'équilibre entre les deux et sans le surmenage que supporte à notre époque une grande partie de la population laborieuse féminine. Toutes les revendications intéressant les hommes intéressent les femmes qui dans la plupart des industries travaillent à leurs côtés. Journées de huit heures, contrats collectifs, vacances annuelles payées, liberté syndicale, inspection du travail et cætera et cætera. Les femmes ont un devoir urgent, celui d'obtenir l'application de notre principe : À travail égal salaire égal, salaire vital soit en atelier soit à domicile, sans distinction de sexe mais en rapport de la production. Le travail des femmes est cependant conditionné par des considérations d'ordre physiologique ou pathologique dont on doit tenir compte par exemple dans l'étude du surmenage que subissent aujourd'hui les femmes dans leur triple tâche d'ouvrière, de ménagère, de mère de famille. Les femmes réclameront l'application de notre résolution de congrès 19290 pour parer au surmenage : que soit obtenue par la réalisation d'un vaste programme de construction une nouvelle installation des logements ouvriers comprenant chauffage central, buanderie, tout le confort moderne pouvant faciliter la vie domestique de la mère de famille, que soit étudiée afin d'y porter remède la situation faite à l'enfant par l'obligation pour les parents de déserter le foyer pour l'usine. Les travailleuses réclameront avec nous l'application des conventions de Washington : suppression du travail de nuit, protection de la femme avant et après l'accouchement, y compris la question médicale et pécuniaire pour arriver le plus rapidement possible à la maternité reconnue fonction sociale et rétribuée comme telle. Les femmes, car c'est leur rôle, nous aideront à imposer l'instruction pour tous les enfants sans aucune différence de caste mais suivant leurs capacités. Voici brièvement notre programme minimum féminin auquel nous lions celui de la paix. Les femmes, créatrice de vie, feront aussi entendre leur voix contre la guerre, elles diront qu'elles ne veulent plus mettre au monde des enfants pour alimenter les ambitions militaristes, elles participeront avec la Confédération Générale du Travail à toutes les tentatives de réformes sociales pour une paix universelle définitive. |
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