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Titre :Vincent Auriol - Le socialisme triomphera
Compositeur(s) et-ou auteur(s) :Vincent Auriol
Interprète(s) :Vincent Auriol
Genre :Discours politique
Fichier audio :
Photo(s) :
PhotoPhoto
Support d'enregistrement :Disque
Format :25 cm aiguille (enregistrement électrique)
Lieu d'enregistrement :Paris, France
Marque de fabrique, label :La voix des nôtres – collection Jean-Lorris
Numéro de catalogue :5001AB
Instruments :Déclamation, diction, monologue
Vitesse (tours/minute) :78
Matériel employé au transfert :Stanton 150, pointe 3,2ET sur Shure M44, Elberg MD12 : courbe Westrex, Cedar X declick, decrackle
Date du transfert :06-03-2025
Commentaires :Texte du contenu ci-joint.
Texte du contenu :Le socialisme triomphera


La parole est au citoyen Vincent Auriol

Le socialisme triomphera car il lutte et se développe dans le sens de la justice.La véritable république, c'est lui qui la veut et qui la fera. Tout le monde, certes, se dit républicain mais quand le devoir républicain est là, quand il s'agit de travailler pour étendre au plus grand nombre de citoyens les bienfaits originels des régimes démocratiques, on s'aperçoit que trop souvent le Parti Socialiste est laissé à ses propres forces dans le combat quotidien contre les oligarchies économiques et financières de tout drapeau. Mais quand il s'agit pour le salut du pays de demander aux privilèges de la fortune un sacrifice équitable, quand il s'agit pourtant de conjurer par quelque sacrifice la misère des travailleurs, la ruine des classes moyennes, la faillite du franc et de sauvegarder l'avenir de la production nationale, alors, contre nous, contre les républicains de fait, quelle croisade de républicains qui jamais ne le furent que de nom ! Alors c'est la défaite de la démocratie. C'est, rançon de la confiance, l'impôt injuste et funeste écrasant le monde du travail et de la production. C'est l'opulente succession désormais ménagée, la fraude tranquillement installée dans les portefeuilles. Mais c'est aussi, plus inique que le tiers consolidé de la période révolutionnaire, le cinquième consolidé au dommage des petits épargnants cependant que dans le flux et le reflux des changes les pilleurs d'épaves font leur fortune de la misère du pays. Qui ne s'en aperçoit ? Sur le paysan même qui pourtant se croyait à l'abri de ses coteaux soufflent les avidités de la spéculation qui, selon le mot de Jaurès, abaisse et tour à tour relève les épis. Aussi les producteurs agricoles jusqu'ici dispersés, dominés par cette spéculation puissamment concentrée et armée de prodigieux moyens de mensonge, finissent par comprendre qu'au-dessus des traditionnelles formations politiques ils ont le devoir de rejoindre la grande masse des producteurs urbains dans le même combat de libération sociale. Sur la république, une féodalité nouvelle s'est abattue, d'autant plus redoutable qu'elle ne connaît pas de patrie. Trusts, cartels, banques internationales s'organisent à travers le monde, dépouillent le travailleur du fruit de son labeur et de son épargne. Dans le même temps ils dépouillent les états de leur souveraineté. Démocrates et travailleurs, c'est à vous qu'il appartient de conjurer le péril. Contre l'internationale du profit, mobilisez l'internationale du travail.



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