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Titre :Nationalisations - par Jules Moch, député, membre de la C.A.P.
Compositeur(s) et-ou auteur(s) :Jules Moch
Interprète(s) :Jules Moch
Genre :Discours politique
Fichier audio :
Photo(s) :Photo
Support d'enregistrement :Disque
Format :25 cm aiguille (enregistrement électrique)
Lieu d'enregistrement :Paris, France
Marque de fabrique, label :ERSA La Voix des nôtres
Numéro de catalogue :VN12
Inscriptions complémentaires :M3-72891
Instruments :Déclamation, diction, monologue
Vitesse (tours/minute) :78
Matériel employé au transfert :Stanton 150, pointe 2,2ET sur Shure M44, Elberg MD12 : courbe Westrex, Cedar X declick, decrackle
Date du transfert :06-03-2025
Commentaires :Texte du contenu ci-joint. Socialisme, communisme, mouvements pacifistes.
Texte du contenu :Nationalisations - par Jules Moch, député, membre de la C.A.P.


Explorons ensemble la plus sombre des cavernes de brigands du régime capitaliste où se superpose à la double exploitation des travailleurs et des consommateurs celle de la collectivité victime des concessions de services publics à des intérêts privés. Ces services, transport, électricité, et cætera doivent fonctionner régulièrement, le déficit ne saurait arrêter les trains. Ne gérant pas pour se ruiner, les concessionnaires se font garantir leurs dividendes même les années de pertes, deviennent irresponsables, le déficit incombant à l'usager (hausse des tarifs) ou au contribuable (subventions) mais non à l'actionnaire. Premier avantage acquis. Voici le second. L'exploitant multiplie les marchés avec ses filiales. Si un réseau commande trop de rails à monsieur Durand, métallurgiste et administrateur de chemins de fer, Durand-réseau ne supportera pas le déficit transféré à la collectivité mais Durand-forge encaissera les bénéfices. Vous tous qui m'écoutez versez ainsi une dîme à de discrètes mais puissantes sociétés. Vous voulez des preuves ? En voici. Les 105 administrateurs des réseaux occupent 700 postes à la tête de sociétés traitant avec les chemins de fer. 56 d'entre eux, majorité absolue, siègent dans 76 banques, plaçant chaque année des millions d'obligations de 1000 francs et percevant à cette occasion une commission de 27 à 30 francs par titre soit 10 à 15 de plus que n'exigent les banques non unies au réseau. Centaines de millions de superbénéfices pour les financiers du rail. Perte égale non pour les réseaux mais pour l’État. De même, lors des achats de matériel par les compagnies à leurs propres dirigeants. Aéropostale, Transatlantique, Métropolitain, électricité chère, autant de scandales ayant des causes semblables, toujours des commandes aux filiales et des centaines de millions par elles raflées à la collectivité. Ce n'est pas tout, voici mieux. Ces groupent possèdent ou subventionnent les journaux - Deux enquêtes parlementaires le prouvent - financent partis ou comités telle l'union des intérêts économiques afin de s'assurer contre la victoire du socialisme. Délégant leurs hommes au pouvoir, ils vident de sa substance la démocratie politique et ne laissent aux électeurs que l'illusion de la souveraineté. Comment lutter contre cette moderne féodalité ? Qu'il s'agisse de ces concession ou des monopoles de fait (engrais, charbon, sucre, assurances, armes et cætera), il faut restituer à la collectivité la disposition de services essentiels à son développement, gérer ceux-ci dans l'intérêt de tous et non d'une poignée. Déchéance et non-contrôle toujours inefficace des concessionnaires, expropriation des détenteurs de monopoles de fait constituent la condition nécessaire de la libération sociale des travailleurs. De ces entreprises nous ferons des régies gérées par les délégués associés des ouvriers, des techniciens, de la collectivité. Régies et non sociétés ni monopoles d’État, différant des premières par l'absence d'actionnaires et d'intérêts capitalistes, des secondes par l'autonomie, les méthodes commerciales, la responsabilité des dirigeants devant leurs commettants. Point d'autre voie pour atténuer la crise issue du prélèvement sur le labeur, pour diminuer les risques de guerre en jugulant les munitionnaires, pour hâter l'heure de la souveraineté du travail. Réfléchissez-y, comprenez toutes les formes d'exploitation dont vous êtes les victimes trop souvent résignées, venez à nous, aidez-nous à abattre le bastion essentiel et avec lui la puissance du capitalisme moderne, à vous restituer la gestion de monopoles qui aujourd'hui vous rançonnent, telle est l’œuvre urgente de libération économique que les faits imposent au socialisme.



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