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| Titre : | Le renégat est révoqué ! - déclaration de Paul Vaillant-Couturier au micro de Radio-Cité, le 27 mai 1937, publié dans "l'Humanité" du 28 mai 1937 |
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | Paul Vaillant-Couturier |
| Interprète(s) : | Paul Vaillant-Couturier |
| Genre : | Discours politique |
| Fichier audio : | |
| Photo(s) : | |
| Support d'enregistrement : | Disque |
| Format : | 25 cm aiguille (enregistrement électrique) |
| Lieu d'enregistrement : | Paris, France |
| Marque de fabrique, label : | La voix du peuple |
| Numéro de double-face : | 512 |
| Numéro de catalogue : | ST363 |
| Date de l'enregistrement : | 1937-05-xx |
| Instruments : | Déclamation, diction, monologue |
| Vitesse (tours/minute) : | 78 |
| Matériel employé au transfert : | Stanton 150, pointe 2,2ET sur Shure M44, Elberg MD12 : courbe Westrex, Cedar X declick, decrackle |
| Date du transfert : | 06-03-2025 |
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. Socialisme, communisme, mouvements pacifistes. Jacques Doriot, renégat du Parti communiste. Titre complet : Le renégat est révoqué ! - déclaration de Paul Vaillant-Couturier au micro de Radio-Cité, le 27 mai 1937, publié dans "l'Humanité" du 28 mai 1937. |
| Texte du contenu : | Le renégat est révoqué ! - déclaration de Paul Vaillant-Couturier au micro de Radio-Cité, le 27 mai 1937, publié dans "l'Humanité" du 28 mai 1937
Vous écoutez maintenant Vaillant-Couturier, maire de Villejuif, député de la Seine Dans la révocation dont vient d'être l'objet monsieur Jacques Doriot, il est clair qu'il s'agit et qu'il s'agit uniquement d'une mesure administrative prise par le gouvernement à l'égard d'un maire qui a commis de graves fautes, pour ne pas dire plus, dans l'exercice de ses fonctions. On ne voit pas pourquoi le fait d'être un adversaire du gouvernement devrait faire échapper un homme politique à la loi de son pays. Quand il était communiste, monsieur Doriot a connu d'autres rigueurs pour des motifs autrement honorables et personne n'a protesté. Ce n'est pas la première fois que l'attention de la préfecture de la Seine et du ministère de l'intérieur avait été attirée sur la gestion de la municipalité de Saint-Denis. En d'autres temps déjà, une enquête avait été ouverte qui n'avait pas abouti, à la suite de certaines démarches où l'on peut trouver sans doute l'origine ancienne de l'évolution de monsieur Doriot. Le souci de propreté qui anime la France, la confiance qu'elle a faite au gouvernement de Front Populaire pour opérer conformément à son programme le nettoyage indispensable des milieux de la politique et de la presse française, devaient amener l'autorité compétente à percer le bluff de la prétendue bonne administration de Saint-Denis. Qu'il s'agisse des colonies de vacances où, l'an passé, de nombreux enfants dionysiens ont été sacrifiés par l'incurie municipale, qu'il s'agisse des marchés passés de gré à gré et l'on comprend ce que cela peut signifier. Bien au delà des sommes prévues par la loi, qu'il s'agisse des fournitures de charbon et de lampes électriques qui ne correspondent ni en quantité ni en qualité aux conditions spécifiées dans les cahiers des charges, la municipalité de Saint-Denis, dirigée par monsieur Doriot, fournit l'exemple d'une gestion administrative détournée de ses buts, préjudiciable aux intérêts des contribuables et qu'il était impossible à n'importe quel gouvernement, sous peine d'être taxé de véritable complicité de ne pas sanctionner. Comme on le voit, la mesure prise à l'égard de monsieur Doriot n'a pas sa source dans l'activité de l'homme politique renégat du Parti Communiste. Tout au plus pourrait-on dire qu'il était plus dangereux pour monsieur Doriot de se mettre en vedette que pour un autre. Nous, communistes, sommes les premiers à constater qu'il existe, dans certaines ligues factieuses camouflées en partis des hommes dont nous savons qu'ils sont les adversaires acharnés du Front Populaire comme l'était Mermoz mais dont l'honnêteté et un certain sens national peuvent mériter l'estime. À ceux-là, jamais la mésaventure survenue à monsieur Doriot ne serait arrivée. Notre parti, qui avait connaissance depuis de longues semaines des irrégularités qui se commettaient à la municipalité de Saint-Denis a insisté pour que, là comme ailleurs, le nettoyage fût fait. C'était son devoir. L'enquête administrative menée dans toutes les conditions d'impartialité requises a pleinement confirmé nos informations et monsieur Doriot, appelé à fournir des explications, n'a pu se disculper. |
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