Recherche tout champRecherche avancéeNouvelle recherche Page d'accueil  

Tout champ :
   

 

Titre :Jane Marnac, entretien avec Georges Debot
Interprète(s) :Jane Marnac ; Georges Debot
Fichier audio :
Photo(s) :
PhotoPhoto
PhotoPhoto
Support d'enregistrement :Cassette audio
Format :Cassette audio
Lieu d'enregistrement :Paris, France
Marque de fabrique, label :Cassette audio
Vitesse (tours/minute) :4,75cm-seconde
Matériel employé au transfert :Sony TC-D5M=>Tascam HD-P2
Date du transfert :12-03-2025
Commentaires :Texte du contenu ci-joint. Collection François Bellair
Texte du contenu :Jana Marnac, entretien avec Georges Debot


... décorateur. J'avais un appartement énorme qui... un vieil appartement, vous savez, avec des plafonds de dix mètres de haut et, c'était la mode à ce moment-là, on décorait l'appartement quand on donnait un dîner ou...et moi j'avais... toutes les occasions étaient bonnes pour faire une fête.
- Dites-moi les occasions
- Oh bien, une générale, une première, une dernière, oh ben, tout était occasion. Et alors quand je me suis mariée, naturellement alors j'ai donné des fêtes. Mais alors voilà comment on faisait. On décorait tout l'appartement - et monsieur parle des murs - tous les murs étaient décorés en fleurs Et je connaissais une fleuriste spéciale qui est... c'était sa spécialité. Elle venait avec des ouvriers et tout ça et tout notre appartement était en fleurs. C'était très très joli. Et puis alors avec des orchestres toujours, je ne donnais jamais un dîner sans un orchestre oh! ça alors c'était...
- C'était inadmissible
- C'était, oh ! l'idée ne m'en serait même pas venue. Un orchestre et des fleurs partout et... mais enfin c'était ça. Maintenant il faut dire que les prix n'étaient pas les mêmes, n'est-ce pas, faut voir ! mais malgré tout, cette dame me prenait mille francs pour la décoration, mais je dis mille, ça faisait tout de même cent mille, je crois, cent mille de maintenant
- En quelle année ?
- Je vous parle, attendez, je vous parle de... les temps mêmes après la guerre, après la guerre, après la guerre de 14. Vous n'étiez pas nés ni les uns ni les autres, vous avez bien de la veine. Et puis, ah ! ça, j'estime pas que ce soit de la veine, j'estime pas parce que la jeunesse a été beaucoup plus heureuse que celle de maintenant.
- Jane Marnac, vous gardez en vous une immense jeunesse et ça c'est très rare
- Écoutez...
- C'est pas une question de date
- Ben oui, heureusement, heureusement, parce que les dates... il vaut mieux pas les regarder de trop près.
- Je crois que vous n'avez jamais eu le sens des chiffres d'ailleurs.
- Euh, non, pas tellement, mais enfin je gérais pas mal mes petites affaires, oh ! oui si, si, .?. comme ça, comme ça
- Qui receviez-vous dans votre bel appartement du quai Voltaire ?
- Ah mais, c'est à dire l'appartement du quai Voltaire, j'y suis restée jusqu'à mon mariage. Et alors, après mon mariage, j'ai été au 26 avenue Foch. Ah mais, nous recevions... ah ! je vais vous raconter une histoire, ben tiens, justement c'était, voilà, voilà la gravure, voilà le machin que le (?) m'a fait pour justement une de ces fêtes. Voilà
- Oui, c'est ravissant
- ... avec tous mes bracelets et tout ça. Alors, voilà le menu, voilà le menu et il y avait une tombola. Non seulement ça mais il y avait aussi une tombola et un cadeau pour tout le monde.
- Bal et souper du jeudi 24 mai 1928
- C'est ça, c'était pour l'anniversaire de mon mariage. C'était pour l'anniversaire de mon mariage alors, voyez, voyez, là nous étions deux cents, deux cents et alors il y avait un cadeau pour tout le monde. Tombola et après et y a un cabaret en plus. Cette fois-là j'ai... y avait un cabaret.
- Et qui venait chanter chez vous, les gens du cabaret ?
- Oh ben y a, attendez, oh ! je peux pas me rappeler le nom. Un garçon... Charles... Fallot ? Charles Fallot ! Je crois que c'est un grand animateur. Vous ne l'avez pas connu, vous êtes trop jeune
- Non, mais je crois connaître de nom et il a dû passer très longtemps au Bœuf sur le toit.
- C'est ça, voilà, c'est ça ! et alors y avait des danseuses et tout ça, je ne me rappelle plus le nom, hein. C'était pas les sœurs euh... c'était deux sœurs qui venaient danser, puis y avait tout ça et puis alors la tombola, on donnait un cadeau à tout le monde. Enfin, c'était pas mal. Attendez, je vais remettre ça parce que je voudrais pas que ça s'abîme.
- Vous avez, je vois, toute une collection de portraits, de caricatures, je vois...
- Ah ben ça, c'était tous les, tous les... mais enfin les dessinateurs, les caricaturistes. Voyez-vous, ça c'est Vismard (?)
- Vismard (?) qui était le costumier...
- ... l'union des artistes un numéro équestre
- Ça, c'était le mari de (?)
- C'est ça, oui, c'est ça !
- Et puis là je vois en très très beau costume Bérard
- Voilà, oui, c'est ça. Ça, il nous a fait ça chez Dufour, ça y est, c'est un ..?... Dufour en dessous. Il a dessiné ça comme ça
- C'est ravissant, c'est d'une délicatesse très rare
- Quoique les deux chiens, ils ne sont pas très réussis, c'était des caniches, on ne dirait pas des caniches. Mon mari disait toujours qu'ils avaient l'air de petits cochons.
- Jane Marnac, vous avez arrêté votre carrière assez tôt finalement et je crois que c'est à cause de votre mariage.
- Ou, c'est à dire... non, parce que ce n'est pas exactement à cause de mon mariage parce que je me suis mariée en 27 et j'ai arrêté somme toute à la guerre de 40, n'est-ce pas, et je jouais même "Femmes", j'étais en train... je le montais, j'étais la directrice ...
- Au théâtre Pigalle
- Parfaitement
- Et vous avez eu la gentillesse et vous n'avez pas eu peur de vous entourer de très belles femmes puisque, je crois, 40 femmes. Je crois qu'il y avait dans la distribution Simone Renant
- Oui, c'est ça, oui
- D'autres dont j'oublie le nom mais je me souviens Simone Renant
- Si vous me le disiez, Marcelle Praince, euh... vous savez, y en avait 40
- Mais c'est rare qu'une grande comédienne très belle s'entoure de femmes ravissantes
- Il faut avoir des jolies femmes. Moi je n'aimais que les gens qui étaient bien, les jolies femmes et les beaux hommes et j'ai joué Shanghaï, il n'y avait que des femmes superbes et des hommes superbes. Y avait le bleu, l'écrivain, ah ! il était beau comme tout et à une époque il n'était plus du tout beau
- Philippe Hériat
- Philippe Hériat ! Philippe Hériat, exactement ! Philippe Hériat était dans Shangaï. J'avais que des hommes comme ça, et des femmes superbes. ..?.. j'aimais m'entourer de tout ce qu'il y avait de mieux, quand je pouvais
- C'est vous qui avez fait connaître en France un très grand romancier quand vous étiez directrice de la Madeleine.
- C'est à dire que j'ai...
- Comme je prononce très mal l'anglais
- Je vais vous le répéter : Somerset Maugham. C'est à dire que j'ai pris le théâtre de la Madeleine pour avoir l'honneur de le présenter au public français parce que c'est un grand homme, un grand homme, un grand écrivain et j'ai joué un rôle formidable, du reste qui m'.. n'est-ce pas, tous les gens étaient... parce que je ne n'avais pas tellement joué des choses sérieuses jusque là et ça c'est une espèce de tragédie même, c'est sombre, c'est tout à fait violent et voilà, j'étais très très contente vraiment, très contente
- Cette pièce s'appelait Pluie
- Pluie, c'est ça, Pluie, oui. C'est avec Vargas qui faisait le pasteur. Il avait un physique, il avait le physique du rôle d'une façon parce qu'il était un grand maigre avec les joues rentrées, il était spectaculaire, hein.
- Jane Marnac, alors vous quittiez comme ça une pièce dramatique et puis vous alliez chanter l'opérette, vous alliez jouer des revues. Mais quand même, c'est extraordinaire pour l'époque. Vous n'étiez pas spécialisée, vous n'aviez pas un emploi.
- Non, je jouais tout, ah ben, c'est à dire je jouais... je jouais toujours les vedettes, ça, tout ce que je peux vous dire, ça a l'air idiot de d ire ça, je regrette, mais enfin c'était comme ça. Et ça, ça a été tout de suite mon départ.
- Vous avez joué une pièce d'Henry Bataille et je crois qu'une grande comédienne a essayé de vous empêcher de jouer ce rôle, je veux parler d'Yvonne de Bray
- Oui, il s'agit d'Yvonne de Bray. Elle a essayé d'abord dans Manon, Manon fille galante. Vous savez que Manon fille galante c'est l'ouverture du théâtre de la Madeleine, l'ouverture, tout à fait, l'ouverture du théâtre de la Madeleine. Et Bataille avait fait ça avec Flament, Albert Flament. Elle a tout fait pour que je ne jouas pas. Et puis après ça Résurrection, la même chose. C'est une pièce de Tostoï, Résurrection, mais c'était... l'adaptation avait été faite par Bataille et aussi par Flament, je crois, et elle a tout fait, elle a envoyé des lettres recommandées à Paul Abram qui était directeur de l'Odéon. Et il a reçu du reste une douzaine de ..?.. je vous ai envoyé l'article
- Oui, oui, je l'ai, je l'ai
- Il a reçu du papier recommandé pour l'Olympia interdisant que je joue Tolstoï, que je joue Résurrection. Et il s'en est fichu. Pour Manon aussi, Manon fille galante aussi, je l'ai joué et puis voilà
- Et puis ça s'est bien arrangé, elle a été vous voir, je crois
- Oh ! non, non, non, jamais, oh ! non, non, oh ! non, elle n'avait pas du tout envie de venir me voir.
- Est-ce que vous aviez des admirations ? Quels étaient les acteurs, les actrices que vous admiriez ?
- Vous savez que Rip a fait une revue, la revue Réjane ça s'appelait et je... j'ai eu donc l'honneur de jouer avec madame Réjane qui était une femme adorable. Mais autrement j'étais tout le temps, tout le temps, tout le temps prise.
- Et des actrices, j'ai évoqué des noms comme Sarah Bernhardt, Cécile Sorel, ..
- Oh ! mais, Cécile Sorel, je ne l'ai pas vue jouer mais c'était une femme très gentille. Je l'ai rencontrée dans la vie, c'était une femme charmante. C'était une dame et puis elle avait toujours quelque chose d'aimable à dire, elle était charmante, charmante. Et Sarah Bernhardt, malheureusement, je l'ai vue alors tout à fait au déclin de sa vie. Oh ! ça, je n'ai pas d'opinion sur elle.
- Jane Marnac, vous avez tourné qu'un seul film dans votre vie mais vous aviez quand même une belle distribution puisque vous aviez Gabin et puis vous avez...c'est vous, Jane Marnac, qui avez fait les débuts de Fernandel dans ce film.
- Exactement, c'est mon mari. Nous avions été lâchés par Michel Simon, que je remercie en passant, et on a dit : Il faut trouver quelqu'un qui ait une tête, enfin, un peu spéciale. Je n'ose pas dire ce que je pense parce que vous allez trouver que je suis très mal élevée. Alors j'ai dit à mon mari - à ce moment-là je jouais La vie parisienne à Mogador - alors je lui ai dit : Écoute, tous les soirs tu vas aller dans un café-concert, va, il faut me trouver une tête, je sais, je n'ai pas dit ça à ce moment-là...
- On dit : une gueule
- Exactement, j'ai dû dire une gueule comme ce Simon. Et c'est lui qui a découvert Fernandel qui chantait les pioupious au concert Mayol. Et c'est comme ça que il est venu, ah ben, somme toute, c'est moi qui l'ai fait débuter au cinéma.
- Et pourquoi vous n'avez pas tourné d'autres films ? Ce film, il faut citer le titre quand même, il a été très connu, il reste dans les cinémathèques, il s'appelait Paris-Béguin.
- Paris-Béguin, oui, c'est ça.
- Jane Marnac, vous avez connu l'Amérique au temps de la prohibition. Comment ça se passe alors ?
- New York ! Eh bien tout d'abord j'ai été reçue d'une façon inimaginable, comme une reine
- Vous m'avez montré des photos à votre arrivée
- Ah ! ça, c'était sur le paquebot quand on est venus parce qu'à ce moment-là j'étais quelqu'un. Maintenant je suis plus rien mais maintenant... mais 'à ce moment-là tout de suite il y avait tous les journalistes et cætera, je faisais vraiment la photo, n'est-ce pas, avec mon mari. Et puis un mom... mais je vais vous dire une chose affreuse, que du jour où je suis arrivée en Amérique jusqu'au jour où je suis rentrée et j'ai vu les têtes des petites maisons si charmantes de Cherbourg je n'ai pas été une seule fois dans mon état normal. Et c'était la prohibition. Est-ce que c'est la prohibition ?
- Vous aimez bien le champagne, le whisky ?
- Mais on était obligé, on est obligé d'accepter. Vous savez, en invitant à dîner, la maîtresse de maison pour avoir de l'alcool, Dieu sait ce qu'elle peut faire pour avoir de l'alcool, parce que c'était absolument défendu, ça coûtait d'abord une fortune, vous n'auriez jamais eu le culot de dire non. Alors, qu'est-ce que vous voulez, faut se sacrifier !
- Jane Marnac, en 1924, vous étiez la vedette du Casino de Paris.
- C'est exact, ça, c'est exact, oui. C'était Sagrany (?) qui était l'auteur, oui, et c'était Léon Volterra le directeur, un très gentil directeur, Léon. Vous savez, Léon, j'ai joué avec lui donc, j'ai joué pour lui là en 24, j'ai rejoué en 29 et j'avais joué La Reine Joyeuse aussi à l'Apollo en 18.
- Ah ! j'aimerais bien que vous racontiez l'histoire du chapeau.
- N'est-ce pas, Léon était un garçon adorable. Moi, j'aimais beaucoup Léon mais il était organisé comme une savate si bien que les costumes les plus beaux, somptueux costumes, les plus lourds et tout ça, on les avait jamais essayés avant un demi-heure avant la générale. Puis c'était quelque chose comme ça. Alors j'avais donc un costume, je faisais Salambô et je devais descendre du haut des cintres tous les escaliers comme ça. J'avais une robe qui pesait bien... facilement..., le maillot complètement constellé de diamants, la jupe large comme ça complètement constellée de diamants et un manteau en velours abricot qui avait cinquante mètres de long. Et sur la tête alors j'avais donc la coiffure serrée comme ça, un espèce de machin pointu, un espèce de turban large violet, c'était violet, je me rappelle, avec des tresses violettes et puis le chapeau pointu comme ça. Alors voilà, n'est-ce pas, j'avais à chanter un air très délicat à chanter, très très joli du reste. Alors quand j'étais là, on monte sur la ..?.. et un projecteur ..?.. projecteur dans la figure. Alors je me dis : ..?.. que je regarde un peu où je mets mes pieds parce que sans ça je vais arriver la tête la première là-bas, là et à chaque fois que je mettais le pied là j'avais le chapeau qui becquait (?) en avant. Ça fait que j'étais obligée de m'arrêter, de remettre le chapeau et de redescendre et de remettre le chapeau.
- Vous avez joué une pièce de Sacha Guitry
- Oui, Le noir et le blanc avec Raimu, n'est-ce pas, et Raimu était mon mari et je lui faisais un enfant. Seulement, cet enfant c'était un petit Nègre
- Vous avez fait partie des grands moments du théâtre des Variétés, de la grande troupe des Variétés.
- Oui, c'est à dire que nous sommes, bien sûr, je dirais que nous étions la deuxième édition parce que la première, enfin j'estime, moi, la première édition c'était quand, c'était donc la génération donc avant moi, n'est-ce pas, où y avait Guy, Lavallière, madame Jeanne Granier, encore une autre qui jouait les cocottes, enfin c'était une troupe extraordinaire. Et les Variétés c'était quelque chose d'extraordinaire. Alors la guerre est arrivée, ça s'est coupé et après la guerre, Moret, Max-Moret a voulu refaire une autre troupe. Très bien. Il m'a choisie, c'est peut-être pas très modeste ce que je dis là mais enfin j'ai été la nouvelle troupe avec Raimu, Lefort, Campton est venue jouer, est venue jouer par hasard mais enfin elle faisait pas partie de la troupe. Koval faisait partie de la troupe. Enfin c'était les principaux.
- Comment était Raimu ? On a dit des tas de choses sur Raimu, qu'il avait un caractère épouvantable, vous l'avez bien connu.
- Oh ! je l'ai bien connu, comment ça ! dans Le noir et blanc. Un jour nous avons arrêté le spectacle pendant une demi-heure parce qu'il voulait m'embrasser. Ben, moi, je voulais pas être embrassé par lui, c'était encore mon droit ! Et alors il a dit : J'entre pas en scène et j'ai dit : Moi non plus et le public a attendu une demi-heure. Ben, écoutez, je vais vous dire, Raimu c'était la... don du ciel qu' il avait, c'était un comédien formidable, un don du ciel. À part ça c'était un primaire, un primaire, tout à fait ! Il ne savait rien, hein.
- Jane Marnac, vous gardez un bon souvenir parce que vous avez incarné dans Le passage des princes, vous avez incarné Hortense Schneider.
- Oui, c'est toute la vie d'Hortense Schneider que j'ai jouée. J'avais donc 14 airs d'Offenbach à chanter, 14 changements en deux... non, j'avais pas deux minutes, j'avais une minute à peine avec une... botte et des gants, eh bien je vais vous dire que c'était pas rigolo. On avait répété pendant un mois rien qu'avec les habilleuses. J'avais deux habilleuses, c'était, c'était, c'était... ça faisait partie du spectacle parce qu'il fallait pas que ça rate, n'est-ce pas, c'était 14 changements comme ça vite, vite, vite, vite et toujours avec ces sacrées bottes, ces gants, tout le bazar. Bon. Alors, et j'avais donc ma lance sur la scène naturellement pour changer vite et, à Bruxelles, j'avais toujours une femme à côté de moi, une espèce de on peut dire une dame de compagnie, enfin appelez ça comme vous voulez, enfin elle était tout le temps là. Et dans ma loge naturellement tout le monde allait s'asseoir dans ma loge. Pizani, Jacques,... Pizani, je ne sais pas si vous avez connu, non, c'était ...
- C'était Jacques Gray et Robert Pizani et...
- Ah ! Robert, c'était un si gentil garçon, il faisait Offenbach là-dedans. Robert faisait Offenbach et alors enfin j'allais chanter la lettre de la Périchole justement dont je vous ai parlé. La lettre de la Périchole, le décor était ravissant. Y avait Offenbach au piano, moi, Hortense Schneider et y avait un grand portrait, un portrait comme ça, mettons, éclairé et c'était le duc de Gramont qui venait de mourir, enfin qui était mort, qui était là. Mais c'était lui-même, c'était Rollan, Henri Rollan qui faisait ce rôle-là. Alors ce jour-là je sors vite vite vite, il fallait vite que je vienne pour chanter la lettre "Mon cher amant, je te jure" et voilà que j'arrive dans ma loge, tout le monde rigolait, tout le monde était... alors je dis à Marthe (?) : Mais ma glace, ma glace, ma glace ! où est ma glace ? Alors pan ! on me dit : Y a pas de glace parce que...?... Enfin, bref pff pff je pars donc, j'arrive comme ça et puis j'arrive au rideau pour entrer car y avait qu'un rideau à passer. Alors je dis : Vraiment, quelle idiote ! je remonte et je lui ai fichu une claque. Ah ! oui j'ai collé la tête (?) alors et puis je reviens, après j' m' dis : Je lui ai pas donné assez puis je reviens Pan ! pan ! alors il fait ppppp comme ça. Au lieu d'essayer de se défendre, pppp comme ça. Alors je rentre en scène, je dis : Bon Dieu ce que je peux être bête, je vois sa tête, le fou rire me prit, me prend. Vous savez que le fou rire y a rien de plus communicatif comme ça
- Oh ! à qui le dites-vous.
- Alors Offenbach, Offenbach, Robert Pizani se met à rigoler et Gramont dans son, qui était mort dans son cadre qui faisait comme ça, qui rigolait. Tout le public s'est mis à rire, on a dû baisser le rideau. Alors j'ai eu une amende... bien méritée.
- Jane Marnac, quand on est jeune, on fait des erreurs ?
- Oh ! même quand on est vieux et j'en ai fait !
- Surtout quand on est jeune, je crois
- Ben, c'est à dire qu'on se croit tout permis, on ne fait attention à rien. Moi, quand on pense que Rabaud voulait...il est venu m'entendre dans Le Procureur Hallers
- Vous chantiez dans Le Procureur Hallers ?
- Oui, je chantais le (?)
- Et en russe ?
- 32 pages en russe !
- Vous ne connaissiez pas le russe avant les répétitions ?
- Pas un mot ! je l'ai appris comme ça comme un perroquet et je vous assure c'était du travail, hein. Alors je chantais le (?) et c'est une chose qui se chante extrêmement vite, en plus il fallait pas se tromper. Après ça je chantais une autre mélodie de Moussorgski qui était très jolie. Et Rabaud qui est venu m'entendre a dit à Gémier que j'avais une très belle voix et il voulait m'engager pour jouer le Mar..., pour créer Mârouf à l'Opéra-Comique. Mais comme une imbécile, quand j'ai su que c'était pas moi qui avais le premier rôle, que c'était naturellement Mârouf, moi je faisais la sultane, la courtisane, je ne sais pas quoi, oh ! je dis, non. Faut-y être bête, n'est-ce pas, faut vraiment être bête.
- Jane Marnac, il reste quelques petites bêtises de jeunesse ?
- Oh oui, oh ! beaucoup. Quand on pense qu'on m'avait proposé la Légion d'Honneur et j'ai dit non parce que j'aurais l'air d'une vieille dame.
- Et Dieu sait quelle chance vous avez de ne pas l'être. Jane Marnac, je voudrais vous demander maintenant comment se passe votre vie. Vous vivez dans un palace, au George V, mais vous allez voir des pièces, vous sortez, vous allez dîner ?
- Non, moi, autant je suis sortie dans ma jeunesse, autant j'étais vraiment... je ne pouvais pas rentrer, maintenant je suis très calme, je suis une vieille dame très calme. Voilà
- Mais pleine de joie. Mais vous avez eu une vie mondaine extraordinaire, vous avez eu des chevaux...
- Oui, j'ai eu des chevaux. Mon mari était très gentil. Il m'a dit : J'ai une écurie de course, y a pas de raison que ma femme n'ait pas une écurie de course et j'ai eu une écurie de course mais je dois dire que mes chevaux n'ont jamais gagné. C'est pas de veine mais bref ! c'est comme ça.
- Vous aimiez l'atmosphère des casinos, vous avez beaucoup joué ?
- Oh ! ça alors, ça c'est mon péché mignon. J'ai passé mes nuits, je rentrais à 9 heures, 11 heures du matin, on avait vraiment joué toute la... c'est pour ça que je ne me suis jamais ennuyée dans les... dans ces villes-là parce que je passais mes nuits au casino. Ça, ça, j'ai joué, j'ai joué, j'ai joué tant que ça peut.
- Mais je crois que tous les samedis vous avez un rendez-vous rue Royale
- Oh ! oui, oh ! oui, je dîne chez Maxim et le directeur, Roger, est tellement gentil, il est charmant, il est très...
- Mais pourquoi tous les samedis chez Maxim ? c'est des souvenirs, vous recherchez des fantômes, c'est une joie, c'est quoi ?
- Oh ! non, non, non, je ne cherche pas de fantômes du tout, je trouve qu'on mange très bien, que c'est très agréable, que l'atmosphère est très agréable et puis voilà et la cuisine merveilleuse alors voilà, c'est tout
- Jane Marnac, merci de conserver cette merveilleuse joie de vivre

------------------ - Invocation à Vénus, de l'opéra-bouffe La belle Hélène ------------------

On me nomme Hélène la blonde
La blonde fille de Léda
J'ai fait quelque bruit en ce monde
Thésée, Arcas et caetera.
Et pourtant ma nature est bonne,
Mais le moyen de résister
Alors que Vénus, la friponne,
Se complaît à vous tourmenter.
Se complaît à vous tourmenter.
Dis-moi, Vénus, quel plaisir trouves-tu
À faire ainsi cascader, cascader la vertu ?
Dis-moi, Vénus, quel plaisir trouves-tu
À faire ainsi cascader, cascader la vertu ?

------------ La lettre de la Périchole , de l'opéra-bouffe La Périchole ----------------

Ô mon cher amant, je te jure
Que je t'aime de tout mon cœur
Mais, vrai, ma misère est trop dure
Et nous avons trop de malheurs
Tu dois le comprendre toi-même
Que cela ne saurait durer
Et qu'il vaut mieux, Dieu, que je t'aime !
Et qu'il vaut mieux nous séparer
Crois-tu qu'on puisse être bien tendre
Alors qu'on manque de pain ?
À quel transport peut-on s'attendre
En s'aimant quand on meurt de faim ?
Je suis faible car je suis femme
Et j'aurai rendu quelque jour
Le dernier soupir, me chère âme
Croyant en pousser un d'amour.
Ces paroles-là sont cruelles
Je le sais bien mais que veux-tu ?
Pour les choses essentielles
Tu peux compter sur ma vertu
Je t'adore, si je suis folle
C'est de toi, compte là-dessus
Et je signe La Périchole
Qui t'aime mais qui n'en peut plus

On me nomme Hélène la blonde
La blonde fille de Léda
J'ai fait quelque bruit en ce monde
Thésée, Arcas et caetera.
Et pourtant ma nature est bonne,
Mais le moyen de résister
Alors que Vénus, la friponne,
Se complaît à vous tourmenter.
Se complaît à vous tourmenter.
Dis-moi, Vénus, quel plaisir trouves-tu
À faire ainsi cascader, cascader la vertu ?
Dis-moi, Vénus, quel plaisir trouves-tu
À faire ainsi cascader, cascader la vertu ?

-------------- Paris-Béguin, du film Paris-Béguin ----------------

On a beau chanter depuis toujours l'amour
C'est lui qui pourtant nous mène tour à tour
À toi mon âme, à toi mon cœur
Chantons en chœur cet aimable vainqueur
Nous avons tenté de vous faire voir ce soir
Ses élans, ses cris, ses désespoirs… bonsoir
Fini la fête, rentrez chez vous
Mais reprenez une fois avec nous

Paris-Béguin, Paris-Béguin, Paris-Béguin
Le refrain de demain

Malgré tout ce qu'on peut dire
Devant un joli sourire
On a la sottise
D'y croire et l'on se sent
Retrouver ses vingt ans
On est prêt à toutes les bêtises
Quand l'amour vous fait risette
Résister serait trop bête
On pense, un béguin
Cela ne sera rien
Mais quand l' béguin vous tient
Messieurs, il vous tient bien

(Malgré tout ce qu'on peut dire
Devant un joli sourire
On a la sottise
D'y croire et l'on se sent
Retrouver ses vingt ans
On est prêt à toutes les bêtises)
Quand l'amour vous fait risette
Résister serait trop bête
On pense, un béguin
Ça ne sera rien
Mais s'il vous tient
Il vous tient bien

-------------- C'est pour toi que j'ai le béguin, du film Paris-Béguin ----------------


Quand le printemps chante
Le désir vous hante
On est tout rêveur
On voudrait bien offrir son cœur
De droite et de gauche
Des romans s'ébauchent
On croit aux serments
Et l'on soupire éperdument
On entend de tout côté
Chuchoter
D'une voix pleine d'émoi :
Viens chez moi

C'est pour toi que j'ai l' béguin
Mon chéri, tu sais bien
J' t'ai dans la peau, j' suis plus moi-même
Laisse-toi donc embrasser
Pour voir comment qu' c'est qu' c'est
Comment qu' c'est qu' c'est bon quand on aime

Elle dit non mais son compagnon
N'en demande pas plus long
Et c'est ainsi dans tous les pays
Que l'on veut souvent dire oui
Et pour un béguin de rien
Ça commence très bien
C'est que toujours
Dans l' béguin y a d' l'amour

Et pour un béguin de rien
Ça commence très bien
C'est que toujours
Dans l' béguin y a d' l'amour

------------------ Ne serait-ce pas l'amour, de l'opérette Au temps des valses ------------------

Je ressens follement un désir
Me saisir
En pensée
Je voudrais rire et danser
Tout à coup
Le ciel me semble plus doux
Je suis heureuse
Et sans penser
Et sans vouloir résister
Et l'été
Je veux vivre à mon idée
Et le dieu qui me trouble en ce jour
N'est-ce pas l'amour ?

Oui, c'est lui m'a conquise
Et me tient sous son emprise
Tout à mes yeux
M'apparaît plus merveilleux
Joyeux
Et délicieux

Dans l'air léger
Je sens voltiger
Le parfum des roses
Sur ce jardin mystérieux
Plane une rose aux rayons bleus
Le soir venu devient douce chose
Alors il me vient un doute
Pour que j'éprouve à mon tour
Ce qui si fortement m'émeut
Et me prend toute
Ne t'arrête pas, l'amour

(Dans l'air léger
Je sens voltiger
Le parfum des roses
Sur ce jardin mystérieux
Plane une rose aux rayons bleus
Le soir venu devient douce chose
Alors il me vient un doute
Pour que j'éprouve à mon tour
Ce qui si fortement m'émeut
Et me prend toute
Ne t'arrête pas, l'amour)

Ne t'arrête pas, l'amour !


----------------- Je vous reverrai, de l'opérette Au temps des valses ---------------


Reprenons notre leçon
Et vocalisons
Ah! ah ! ah !...
Et maintenant répétons
Dans un autre ton
Ah! ah ! ah !…
Je n'oublierai pas, vraiment
Ces doux instants
Où vous mettiez dans votre chant
Des accents troublants
Ah! ah ! ah !…
Et j'entendrai les jolis sons
Que vous mettiez dans vos chansons
Je saurai retenir
Ce charmant souvenir
Qui restera, je gage
Dans mon cœur comme une douce image

Nous pourrons dans l'avenir
Nous réunir
Le destin peut-il songer
À nous séparer ?
Vous laissez en mon âme
...?...
Mon cœur me dit que rien n'est fini
Notre charmant roman n'est pas encore écrit
Il reste encore des pages
À vous écrire davantage
Je gage

Je vous reverrai
Et dans mon cœur je garderai
Le souvenir très fervent
Très émouvant
Des heures brèves
À chaque printemps
Je revivrai ces doux instants
Et l'image du passé
Restera sans s'effacer
À jamais devant mes yeux
Adieu

-------------------- Petit café, de l'opérette Au temps des valses ---------------------


Oui, nous aurons un gentil petit café pour nous deux
Où nous pourrons vivre des jours plus heureux
Nous n'aurons qu'un espoir, une envie :
Travailler pour gagner notre vie
Et mes chansons qui feront bientôt le tour des faubourgs
Nous rendront riches un beau jour
Aussi tous le gens d'alentour
De nous diront tour à tour :
C'est le café de l'amour

Je vois autour de nos fenêtres
Des fleurs qui grimperont
Les roses n'auront qu'à paraître
Et nous les soignerons
Dans notre jardin la tonnelle et puis
De l'ombre à côté d'un puits
Je vois le banc de pierre où chaque soir
Il ferait bon de s'asseoir
La salle serait très proprette
Côté de la maison
Et la chambre serait douillette
Voilà notre horizon

Oui, nous aurons un gentil petit café pour nous deux
Où nous pourrons vivre des jours plus heureux
Nous n'aurons qu'un espoir, une envie :
Travailler pour gagner notre vie
Et mes chansons qui feront bientôt le tour des faubourgs
Nous rendront riches un beau jour
Aussi tous le gens d'alentour
De nous diront tour à tour :
C'est le café de l'amour


-------------- Tzigane, de l'opérette Au temps des valses ---------------

Sur les bords du Rhin
Mourant de chagrin
Dans un grand château
Seule dans sa tour
Vivait une princesse d'amour
Et les troubadours
Venus d'alentour
Hélas ! ne pouvaient
L'égayer jamais
Malgré les douceurs
Et les refrains charmeurs
Qu'ils fredonnaient en chœur

Mais un soir elle entendit un chant
Tzigane, tzigane, tzigane
Et cette voix dans la nuit
Aussitôt va calmer son ennui
La princesse pleura, soupira
En cherchant à l'entendre
Tendre
Et donnant tout son cœur à ce chant
Tzigane, tzigane, tzigane
Elle rêva jusqu'au jour
De cette chanson d'amour
Tzigane

Mais le lendemain
Étant en chemin
La troupe d'errants
Partit emportant
Ce doux chant d'amour
Qu'elle aimait tant
Le cœur angoissé
Tout son cœur blessé
La princesse alors
Se lamente encor
Et découragée
Ne peut pas s'empêcher
D'aller la rechercher

Mais le soir on croit entendre un chant
Tzigane, tzigane, tzigane
Troublé sans doute, l'écho
Mélangea la chanson des sanglots
Et depuis rien n'a pu séparer
La brume qui rassemble
Tourmente
Et voilà pourquoi dans les chansons
Tziganes, tziganes, tziganes
L'écho toujours au long
Dit comme les violons
Tziganes


-------------------------- Je veux de l'opérette Azor ------------------

Dans un musette d' la rue Brisemiche
J' guinchais avec le grand Bébert
Tout en fumant une cibiche
Kiki nous reluquait d' travers
Quand tout à coup Kiki s'amène
Et lui bonnit : (Tu vois la scène ?)

C'est moi Kiki, j'aime ta gonzesse
Tu vas calter et en vitesse
Débine-toi d' là et en moins d' deux
Je veux
Si tu n' veux pas t' tirer des flûtes
J' te mets en l'air et j' te culbute
T'as entendu, compris, monsieur
Je veux

Alors Bébert sans répliquer
N' voulant pas s'expliquer
En loucedoc a pris la sortie
Alors Kiki m'a dit :
Maint'nant, la môme t'es ma ménesse
T'es ma p'tite femme, t'es ma princesse
On va s' mettre en ménage nous deux
Viens là un peu
Je veux

Je veux

Je veux

[note : Bon(n)ir : argot = parler, raconter, affirmer]

------------------- L'amour toujours, de l'opérette Azor ------------------

Je ne sais pas en vers comment l'amour s'exprime
En poésie je n'ai jamais pris de leçon
Mon dictionnaire me donnait les rimes
Mon cœur a fini la chanson

Combien serait beau l'amour
S'il rimait avec toujours
Le mot maîtresse
Avec tendresse
Combien s'aimeraient les cœurs
S'ils rimaient avec bonheur
Si le désir
Rimait toujours avec Plaisir
Si la rime de rêve
Pouvait être Sans trêve
Mais malgré tous les serments
Que se font tous les amants
Le mot Amour
Jamais, jamais ne rime avec Toujours

J'aime les vers parce que c'est plein de mélodie
Mais pourquoi donc y a-t-il dès qu'on veut aimer
Des mots qui riment dans la poésie
Qui ne devraient jamais rimer ?

Pourquoi donc le mot S'offrir
Rime-t-il avec Souffrir
Le mot Je t'aime
Avec Blasphème
Pourquoi donc le mot Jurer
Rime-t-il avec Pleurer
Le mot Espoir
Rime-t-il avec Décevoir ?
Pourquoi les mots Doux songe
Ont pour rime Mensonge
Et malgré tous les serments
Que se font tous les amants
Pourquoi Chérir
Rime-t-il en amour avec Mourir ?

---------------- Tout ça n' vaut pas l'amour, de ? -------------

J' viens d'épouser mam'zelle Irma la boulangère
Une blonde enfant qu'a dix-huit ans, l'humeur légère
Et grâce à ses appas d'puis que j' suis son époux
Je sais combien oh ! oui, combien l'amour est doux
Aussi maint'nant il n'y a plus rien qui m'asticote
Ni le ciel bleu, les p’tits oiseaux, ni les cocottes
Quand on m' parle du printemps
Des plaisirs excitants
En riant
Je réponds simplement :

Tout ça n’ vaut pas l’amour
La belle amour
La vraie amour
L’amour qui vous enchante
Dans le cœur et chante
La nuit et le jour
Tout ça n’ vaut pas l’amour
Les p’tits bécots qu’on met autour
Voilà pourquoi je chante toujours
L’amour ! L’amour ! L’amour !

J'aime les arts, la danse et la peinture à l'huile
J' fais du football, du canoë, d' l'automobile
J'aime le son du cor le soir au fond des bois
La poésie et la culture et les p'tits pois
La politique me met le cœur en délire
La liberté me charme, m'enchante et m'inspire
J'aime l'égalité et la fraternité
Eh bien pourtant
Je le dis simplement :

Tout ça n’ vaut pas l’amour
La belle amour
La vraie amour
L’amour qui vous enchante
Dans le cœur et chante
La nuit et le jour
Tout ça n’ vaut pas l’amour
Les p’tits bécots qu’on met autour
Voilà pourquoi je chante toujours
L’amour ! L’amour ! L’amour !

Les vieux farceurs qui vous vautrez dans la débauche
Et vous, noceurs, qui festoyez jusqu'à la gauche
Vous aurez beau chanter les charmes décadents
Et la vertu des midinettes et des trottins
Allez-vous-en pour vous remplir gaîment la panse
Et de surplus boire du champagne et faire bombance
Vos boniments joyeux et follement vicieux
Vos élégants, vos bobos épatants ...

Tout ça n’ vaut pas l’amour
La belle amour
La vraie amour
L’amour qui nous enchante
Dans le cœur et chante
La nuit et le jour
Tout ça n’ vaut pas l’amour
Les p’tits bécots qu’on met autour
Voilà pourquoi je chante toujours
L’amour ! L’amour ! L’amour !
Voilà pourquoi je chante toujours
L’amour ! L’amour ! L’amour !



Permalien : http://www.old.phonobase.org/17189.html

Essayez donc le nouvel affichage : https://www.phonobase.org/fiche/17189

  Recherche tout champRecherche avancéeNouvelle recherche Page d'accueil