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| Titre : | Le gréviste |
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | Aristide Bruant |
| Interprète(s) : | Aristide Bruant |
| Genre : | Café-concert |
| Fichier audio : | Audio indisponible ou disponible sous conditions |
| Photo(s) : | |
| Support d'enregistrement : | Disque |
| Format : | 25 cm aiguille (enregistrement acoustique) |
| Lieu d'enregistrement : | Paris, France |
| Marque de fabrique, label : | Duval limited |
| Numéro de double-face : | 9076 |
| Numéro de catalogue : | 736 |
| Numéro de matrice : | f36 |
| Date de l'enregistrement : | 1907 |
| Instruments : | chant homme, piano acc. |
| Vitesse (tours/minute) : | 77 |
| Matériel employé au transfert : | Stanton 150, pointe 2,5ET sur Shure, Elberg MD12 : courbe flat, Cedar duo declickle, dehiss |
| Date du transfert : | 01-10-2025 |
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. |
| Texte du contenu : | Le gréviste
Aristide Bruant [chanté] Dansons la carmagnole, vive le son, vive le son, Dansons la carmagnole, vive le son du canon ! [parlé] - Vive la grève ! - Vive les grévistes ! - À bas les patrons ! - Citoyens ! - c'est tout des salauds ! - des vaches ! - Citoyens ! - c'est tout des cochons - faut leur z' y rentrer d'ans! - faut les crever - Citoyens ! Citoyens ! Citoyens ! - Ah ! - Nom de Dieu voulez-vous taire vos gueules ! - Laissez parler l'orateur ! - oui, oui, oui, l'orateur, l'orateur ! - la parole est à l'orateur : J' suis Parigo… des Batigneule’, Toujours prêt à coller un paing, Mais j’comprends pas qu’on s’cass’ la gueule Pour gagner d’ quoi s’y fout’ du pain. El’ travail… c’est ça qui nous crève, Mêm’ les ceux qu’est les mieux bâtis, V’là porquoi que j’m’ai mis en grève… Respec’ aux abattis. Ej’tiens à ma peau, moi, mes brave homme, Tous les matins j’en jette un coup Dans les journal et j’y vois comme Les turbineurs i’s s’cass’ el’ cou… Moi !… j’m’en irais grossir la liste Ed’ ceux qu’on rapporte aplatis ?.. Pus souvent… ej’ suis fataliste… Respec’ aux abattis. Tenez, ya quéqu’ chos’ qui m’dépasse : C’est les travail à la vapeur, Tôt ou tard i’ faut qu’on y passe, Là, c’est réglé, gnya pas d’erreur : Des gens qui n’est mêm’ pas malade ! L’matin i’s s’lèv’nt, les v’là partis… El’ soir i’s sont en marmelade… Respec’ aux abattis. Ben ! et ceux qu’on voit su’ la Seine Enfoncer des pieux… qué métier !… En v’là des gonciers qu’ont d’ la peine : I’s tir’ à six su’ un bélier ! Moi, ces travails-là, ça m’épate, J’touchr’ai jamais un pilotis, J’aurais peur de m’casser eun’ patte. Respec’ aux abattis. Au lieu d’ gueuler après les mines D’fair’ des discours et d’ discuter Su’ les fabriqu’ et les usines, Moi j’dis qu’on f’rait mieux d’inventer Des travails dont qu’ personne n’crève… Jusque-là, vous êt’ avertis, J’marche pas… J’continu’ ma grève… Respec’ aux abattis. Bravo, bravo, bravo ! [chanté] Dansons la carmagnole, vive le son, vive le son, Dansons la carmagnole, vive le son du canon ! |
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