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| Titre : | Aladin ou la lampe merveilleuse ; Vous prétendez que je suis bête (acte 3 scène 3) - première chanson d'Yvette Guilbert |
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | M. Degroot ; Adolphe d' Ennery ; Hector Crémieux |
| Interprète(s) : | Yvette Guilbert |
| Fichier audio : | Audio indisponible ou disponible sous conditions |
| Support d'enregistrement : | Disque |
| Format : | 30 cm aiguille (enregistrement électrique) |
| Lieu d'enregistrement : | Paris, France |
| Marque de fabrique, label : | Pyral zinc – Radio Luxembourg |
| Numéro de double-face : | 3029B |
| Numéro de catalogue : | 1902 - 1903 S pera |
| Date de l'enregistrement : | 1939-xx-xx |
| Vitesse (tours/minute) : | 78 |
| Matériel employé au transfert : | Stanton 150, pointe 3,0ET sur Shure, Elberg MD12 : courbe Westrex, Cedar duo declickle |
| Date du transfert : | 13-02-2026 |
| Commentaires : | Paroles non transcrites. Collection José Sourillan. |
| Texte du contenu : | Aladin ou la lampe merveilleuse ; Vous prétendez que je suis bête (acte 3 scène 3)
[La première chanson d'Yvette Guilbert] Création : Lise Tautin (1863 au Théâtre impérial du Châtelet) Ordinairement, quand on demande à une chanteuse de chanter sa première chanson, presque toujours elle vous chante la première chanson de son répertoire, celle qu'elle a chanté pour la première fois quand elle est venue sur une scène. Moi, je vais bien plus loin que ça, je vais à ma petite enfance et je vais vous dire la chanson que j'ai chantée quand j'avais trois ans, la toute première qui soit passée par les lèvres d'enfant. Elle a pour titre... elle a pour titre : Vous prétendez que je suis bête. Mon destin était d'être ce que je fus : chanteuse. Du plus loin de mes souvenirs m'arrive l'image d'une toute petite fille de trois ans attifée d'une nappe nouée autour de ses hanches pour faire robe à queue, robe d'actrice. Et je me revois très bien dans l'armoire à glace de ma mère gesticulant et chantant à tue-tête, d'une voix perchée et acide qui crée l'obligation de fermer toutes les portes et de me mettre dans une chambre à cause des plaintes des voisins. Mais mes parents surveillaient beaucoup le dressage de ma petite intelligence et ma première chanson, apprise avec difficulté car j'avais très peu de mémoire, ne fut pas du tout du genre nourrice ou balbutiements bébêtes. Ce fut une naïve et simplette chansonnette m'enseignant déjà une logique qui pour être enfantine n'en était pas moins pour moi une série de petits problèmes et c'est à l'importance que je leur donnais que je dus à trois ans mes premiers succès et mes premières indigestions, car je me faisais prier, vous pensez bien. Et sans un gâteau ou un gros morceau de chocolat, pas de chanson d'Yvette ! Je faisais du chantage. Jamais je n'ai oublié ces innocents couplets. Les voici : Vous prétendez que je suis bête J'en sais plus que vous ne croyez Je sais qu'on pense avec sa tête Et que l'on marche avec ses pieds Je sais que c'est l'eau qui nous mouille Et qu'au feu nous devons nous sécher Et que l'exemple de Gribouille N'est pas un exemple à prêcher Ce que j'observe, je le note C'est ainsi que j'ai constaté Que pendant l'hiver on grelotte Et qu'on a bien plus chaud l'été Si parfois mon père m'invite À parler moins que je le fais Pour ne plus parler je profite Du moment même où je me tais Et si tout cela n'est que bêtise Si c'est à bon droit qu'on en rit Je préfère que l'on me dise Ce que pensent les gens d'esprit |
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