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Titre : | Le gardien des ruines |
Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | Bunel, Gabriel ; Briollet, Paul |
Interprète(s) : | Dranem |
Genre : | Café-concert |
Fichier audio : | |
Photo(s) : | ![]() |
Support d'enregistrement : | Disque |
Format : | 17 cm aiguille (enregistrement acoustique) |
Lieu d'enregistrement : | Paris, France |
Marque de fabrique, label : | Gramophone and Typewriter |
Numéro de catalogue : | 31028 |
Numéro de matrice : | 1954f-I |
Date de l'enregistrement : | 1903 |
Vitesse (tours/minute) : | 77 |
Matériel employé au transfert : | Garrard 401, SME 3012, pointe 2,8ET sur Stanton, Elberg MD12 : courbe HMV, Cedar X declick, decrackle, dehiss |
Date du transfert : | 22-05-2010 |
Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. "c'est très joli à voir" : l'histoire selon Dranem, évocation de Louis XIV, Lavallière, Bayard, l'homme au masque de fer, cabinet de travail de Mme de Sévigné, |
Texte du contenu : | Le gardien des ruines
Paroles : Paul Briollet, Henri Tinant - Musique : Gabriel Bunel, Paul Briollet - Éditeur : Louise Maurel, Aux Répertoires Réunis, Paris (1903) sur Pathé 2723 : J' suis gardien d'un château d' province Habité dans l' temps par des princes Aux amateurs j' fais visiter C' curieux restant d' féodalité Si ces messieurs et dames veulent me suivre, nous allons commencer par la visite des cuisines. V'là les cass'roles, les poêles et les lèchefrites Où Louis XIV commandait ses menus Quand Lavallière venait lui rendre visite Le roi disait : V'là une marmite de plus C'est très joli à voir Nous passons, mesdames et messieurs, dans la salle d'armes. Dans la salle d'armes, Bayard avec ses pages Sur ce tambour jouaient au zanzibar Une cantinière qu'aimait l' carambolage Sur ce tapis jouait une partie d' bayard C'est très joli à voir. La visite de la salle d'armes est terminée. Nous montons dans le donjon, trois p'tits étages. Le premier... le deuxième... nous sommes arrivés. Dans ce donjon, un jour, un roi féroce Fit mettre un homme sous un masque de fer On lui avait mis un cad'nas, c'est rien rosse Pour empêcher l'homme au masque de faire C'est très joli à voir. Il est resté cinquante ans à frotter son cad'nas avec une lime à ongles sans pouvoir arriver à le scier. C'est très joli à voir. La visite dans c' donjon est terminée. Nous passons, mesdames et messieurs, aux créneaux, oh ! créneau d'un chien ! Par ce créneau, Charles le Téméraire Vit arriver les troupes du Beau Dunois Son ennemi lui coupa les derrières Qu'étaient placés juste au bout de mon doigt. C'est très joli à voir. Nous passons, mesdames et messieurs, maint'nant au cabinet, au cabinet de travail de Madame de Sévigné. C'est dans ces lieux qui vous r'muent les entrailles Que s' trouvent les lettres de Madame de Sévigné Elle a tracé cinq lettres sur la muraille Ça n'est pas long mais c'est rud'ment torché C'est très joli à voir. On voit encore le papier à lettre qui a servi à écrire. La visite des cabinets est terminée. Nous passons, mesdames et messieurs, aux caveaux souterrains. Voici l'endroit des tortures secrètes Mesdames, messieurs, souvenez-vous-en bien C'est là qu' mon père j'tait dans les oubliettes Ceux qu'oubliaient le pourboire du gardien. C'est très joli à voir. Quarante sous d' pourboire Au r'voir, hé, tas d' poires ! --------------------------------- sur Gramophone and Typewriter 31028 : J' suis gardien d'un château d' province Habité dans l' temps par des princes Aux amateurs j' fais visiter Ce restant d' féodalité C'est très joli à voir. Si ces messieurs et dames veulent me suivre un instant dans les ruines, vous vous embêt'rez pas, seul'ment faut faire attention aux sentinelles, elles sont d' l'époque, faut pas les abîmer. Passons d'abord dans la cuisine. V'là les cass'roles, les poêles et les lèchefrites Où Louis XIV commandait ses menus Quand Lavallière venait lui rendre visite Vatel disait : V'là une marmite de plus C'est très joli à voir Passons dans l' potager. Voici l' jardin où saint Louis, chaque semaine Roi magnônime comme certain président Rendait justice aux prév'nus sous un chêne En des arrêts qui n'étaient pas sanglants. Ce calembour-là, il est aussi d' l'époque, il sent un peu l' moisi... C'est très joli à voir. Nous passons dans la gal'rie des vieux tableaux. Voici l' tableau que Charles VII fit faire Pour illustrer l' fameux évêque Cauchon Malheureus'ment la toile n'est pas entière Le feu a grillé un des deux pieds d' Cauchon. C'est très joli à voir. Passons à la salle d'armes. Dans la salle d'armes, Bayard et des belles filles Sur ce tambour jouaient au zanzibar Les cantinières qu'aimaient les jeux d' manille Jouaient avec lui au jeu d' collin-bayard Ils f'saient aussi des parties d' bagnard C'est très joli à voir. Passons maint'nant dans le cabinet, au cabinet de travail. C'est dans ces lieux qui vous r'muent les entrailles Que s' trouvent les lettres de Madame de Sévigné Elle a tracé cinq lettres sur la muraille Ça n'est pas long mais c'est rud'ment torché On voit encore le papier à lettre et les env'loppes qui ont servi... qui ont servi à écrire. C'est très joli à voir. Passons à la tour, aux créneaux, oh ! créneau d'un chien ! Par ce créneau, Charles le Téméraire Vit arriver les troupes du Beau Dunois Son ennemi lui coupa les derrières Qu'étaient placés juste au bout de mon doigt. C'est très joli à voir. Regardez, madame, avec une lunette. Enfin passons aux caveaux souterrains, soit dit sans vous tutoyer, mad'moiselle. Voici l'endroit des tortures secrètes Mesdames, messieurs, souvenez-vous-en bien C'est là qu' mon père j'tait dans les oubliettes Ceux qu'oubliaient le pourboire du gardien. Y a plus rien à voir. Quarante sous d' pourboire Passons à d'autres poires ! ------------------------------------- sur cylindre Edison 17565 : J' suis gardien d'un château d' province Habité dans l' temps par des princes Aux amateurs j' fais visiter Ce restant d' féodalité Si ces messieurs et dames veulent me suivre un instant, nous allons visiter les ruines. Faites attention de n' pas écraser les sentinelles parce qu'y en a qui sont très vieilles ! Nous commençons par la visite des cuisines. V'là les cass'roles, les poêles et les lèchefrites Où Louis XIV commandait ses menus Quand Lavallière venait lui rendre visite Le roi disait : V'là une marmite de plus C'est très joli à voir Passons à la salle des vieux tableaux. Voici l' tableau que Charles VII fit faire Pour illustrer l' fameux évêque Cauchon Malheureus'ment la toile n'est pas entière Le feu a grillé un des deux pieds d' Cauchon. C'est très joli à voir. Passons au donjon. Dans ce donjon, un jour, un roi féroce Fit mettre un homme sous un masque de fer On lui avait mis un cad'nas, c'est rien rosse Pour empêcher l'homme au masque de faire C'est très joli à voir. Il est resté cinquante ans à frotter son cad'nas avec une lime à ongles sans pouvoir arriver à... à l'... enfin ! à l' scier. C'est très joli à voir. Passons au cabinet, au cabinet de travail de Madame de Sévigné. C'est dans ces lieux qui vous r'muent les entrailles Que s' trouvent les lettres de Madame de Sévigné Elle a tracé cinq lettres sur la muraille Ce n'est pas long mais c'est rud'ment torché C'est très joli à voir. On voit encore le papier... qui a servi à écrire ! Passons maint'nant aux créneaux, oh ! créneau de Dieu ! Par ce créneau, Charles le Téméraire Vit arriver les troupes du Beau Dunois Son ennemi lui coupa ses derrières Qu'étaient placés juste au bout de mon doigt. C'est très joli à voir. Si madame veut prendre une jumelle pour regarder mon der... les derrières ! elle verra bien mieux. Et nous finissons par l' endroit des tortures secrètes Mesdames, messieurs, souvenez-vous-en bien C'est là qu' mon père j'tait dans les oubliettes Ceux qu'oubliaient le pourboire du gardien. Y a plus rien à voir. Quarante sous d' pourboire Au r'voir, hé, tas d' poires ! ----------------------------- sur Dutreih 56 : J' suis l' gardien d'un château d' province Habité dans l' temps par des princes Aux amateurs j' fais visiter C' curieux restant d' féodalité C'est très joli à voir. Si ces messieurs et dames veulent me suivre un instant dans les ruines, vous n' vous embêt'rez pas, seul'ment faut faire attention aux sentinelles, elles sont d' l'époque, et puis faut pas les abîmer. Voilà d'abord la cuisine. V'là les cass'roles, les poêles et les lèchefrites Où Louis XIV commandait ses menus Quand Lavallière venait lui rendre visite Le roi disait : V'là une marmite de plus C'est très joli à voir Passons dans l' potager. Pas si vite ! vous allez écraser mes oignons ! Ils sont d'époque aussi. Dans la salle d'armes, Bayard et des belles filles Sur ce tambour jouaient au zanzibar Les cantinières qu'aimaient les jeux d' manille Jouaient avec lui au jeu d' collin-bayard C'est très joli à voir. Passons au donjon. Dans ce donjon, un jour, un roi féroce Fit mettre un homme sous un masque de fer On lui avait mis un cad'nas, c'est rien rosse Pour empêcher l'homme au masque de faire C'est très joli à voir. Il est resté cinquante ans à frotter son cad'nas avec une lime à ongles sans pouvoir arriver à l' scier. Passons au cabinet, au cabinet de travail de Madame de Sévigné. C'est dans ces lieux qui vous r'muent les entrailles Que s' trouvent les lettres de Madame de Sévigné Elle a tracé cinq lettres sur la muraille Ça n'est pas long mais c'est rud'ment torché Ah ! c'est très joli à voir. On voit encore le papier à lettre et les env'loppes qui ont servi... qui ont servi à écrire ! Passons aux créneaux. Par ce créneau, Charles le Téméraire Vit arriver les troupes du Beau Dunois Son ennemi lui coupa les derrières Qu'étaient placés à trois mètres de mon doigt. C'est très joli à voir. Nous passons aux caveaux souterrains. Voici l' endroit des tortures secrètes Mesdames, messieurs, souvenez-vous-en bien C'est là qu' mon père j'tait dans les oubliettes Ceux qu'oubliaient le pourboire du gardien. C'est très joli à voir. Quarante sous d' pourboire Passons à d'autres poires ! Au r'voir, messieurs dames... |
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