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| Titre : | Le train de plaisir | |||
| Compositeur(s) et-ou auteur(s) : | Fernand Frey | |||
| Interprète(s) : | Fernand Frey | |||
| Genre : | Monologue comique | |||
| Fichier audio : | ||||
| Photo(s) : |
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| Support d'enregistrement : | Cylindre | |||
| Format : | Standard (enregistrement acoustique) | |||
| Lieu d'enregistrement : | Paris, France | |||
| Marque de fabrique, label : | Pathé | |||
| Numéro de catalogue : | 3124 | |||
| Numéro de matrice : | 27732 | |||
| Instruments : | Déclamation, diction, monologue | |||
| État : | Exc | |||
| Vitesse (tours/minute) : | 152 | |||
| Matériel employé au transfert : | Archéophone, pointe Pathé sur Ortofon, Elberg MD12 : courbe flat, passe-bas 5kHz, Cedar X declick, decrackle | |||
| Date du transfert : | 11-06-2014 | |||
| Commentaires : | Texte du contenu ci-joint. Belle mère, gare Saint-Lazare, train, Dieppe, Asnières | |||
| Texte du contenu : | Le train de plaisir
- Allons, ma femme, c'est le moment, allons, les enfants, habillez-vous et pressez-vous, l'heure du train approche, il ne faut pas nous le faire rater ! Hé, ma femme, t'as le panier aux provisions, tout y est ? Allons, en route ! Hé, cocher, cocher, gare Saint-Lazare ! - Combien que vous êtes ? - Ben, nous sommes six - La grosse est avec vous ? - Dites donc, je vous ferai remarquer, cocher, que la grosse c'est ma belle-mère et que je l'estime beaucoup. Je vous prie donc d'être poli avec elle. - Ah ! c'est bien, on sera poli. Enfin nous arrivons au train. Je fais monter ma femme, ma belle-mère qu'était grosse que ses bosses tenaient deux places. Les gosses braillaient et comme il y avait déjà du monde dans le compartiment et comme les gosses, en passant, leur avaient marché sur les pieds, les gens commençaient à la trouver mauvaise. Y avait surtout un espèce de ferronnier qui disait : "Dites donc, quand on a autant d'enfants, on en porte quelques-uns au Mont-de-Piété ! là, on en perd la reconnaissance". J'ai justement fait remarquer à ce goujat que s'il n'aimait pas les enfants, fallait pas qu'il en dégoûte les autres. Et je le sais, oh ! rassurez-vous, je l' sais, d'mandez donc ! Sur ces entrefaites, le train se met en marche et je fais voir à mes enfants la beauté de la campagne. Et, m'adressant à la mère de ma femme : "Oh ! une vache, belle-maman !" Et mes enfants, ces chéris petits anges : "Oh ! regarde les dindons, papa !" Enfin nous voilà à Dieppe. Le premier soin, en arrivant, c'est d'aller déjeuner, nous descendons sur la plage et nous nous mettons à manger. Après le repas, nous fîmes le tour de la ville puis, vers quatre heures, nous louâmes des costumes de bain. Nous fûmes beaucoup remarqués, ma belle-mère surtout, et, à l'instar de monsieur Fallières, on nous prit beaucoup en photographie. Après le bain, nous dînâmes et nous nous mîmes en route pédicure comme jadis (*) pour reprendre le train. Arrivés à la gare, l'employé me dit : "Voyez-vous la lanterne rouge dans le lointain ? c'est le train qui vient de partir." Alors, vous comprenez, vous voyez notre tête d'ici, nous avons dormi dans la gare jusqu'au lendemain matin où enfin on nous a rapatriés, fourbus, éreintés, sur les dents. Et je puis vous assurer que si jamais l'on me reprend à faire de semblables voyages, ah ! je le dis hautement, ce sera dans d'autres conditions. Ah ! j'attendrai que Paris soit Paris-bord-de-mer et j'irai prendre des bains, devinez où... à Asnières ! Oui, à Asnières, près de l'égout collecteur, pas loin du pont. Y a rien de tel pour la santé, ça, je vous le garantis, ah ! pour sûr ! (*) parmi d'autres incertitudes à la transcription, ici "pédicure comme jadis", si c'est bien ça, est alors une déformation de "pedibus cum jambis" |
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